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Un effort international pour la protection de l’antilope des steppes

Un effort international pour la protection de l’antilope des steppes

Les Républiques de l’ex-Union Soviétique ne font pas la une de l’actualité de ce mois-ci qu’à l’occasion des  rencontres de football qualificatives pour l’Euro 2012 ou des feux de forêts. Des membres des gouvernements ouzbèke, turkmène, russe mais aussi mongol viennent en effet de rencontrer des représentants du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) sous le haut patronage  de la Convention sur les espèces migratoires (CMS) afin de définir une politique commune de sauvegarde de l’antilope Saiga.

Cette espèce comptait plus d’un million d’individus au début des années 1990 mais l’augmentation de la chasse, pour leur viande et pour leurs cornes, lesquelles sont utilisées dans la médecine traditionnelle, a été à l’origine d’une véritable saignée. D’après les estimations du PNUE on ne comptait ainsi plus que 65 000 spécimens en 2006. A l’époque des initiatives ont été prises au niveau national pour protéger l’antilope Saïga, espèce migratoire inscrite à l’annexe II de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) et qui figure sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Ces antilopes capables de parcourir jusqu’à 1 000 kilomètres entre l’hiver et l’été avaient toutefois besoin de voir se coordonner les efforts de protection à l’échelle internationale.

C’était l’objectif de la réunion qui s’est tenue à Oulan-Bator (Mongolie) entre le 7 et le 10 septembre. Un retour à des jours meilleurs apparaît aujourd’hui possible pour l’espèce, les initiatives nationales précédemment évoquées ayant donné lieu à une augmentation des populations. Celles-ci atteindraient désormais 85 000 individus au Kazakhstan, 10 000 dans la Fédération de Russie et 8 000 en Mongolie.

Des programmes de réintroduction via notamment la mise en place d’élevages, une répression accrue du braconnage, une restauration de l’habitat naturel et la mise en place d’une entité internationale de coordination des efforts entrepris par les différents Etats concernés – en concertation avec la CITES, le WWF et la CMS – devraient être incessamment élaborés.

Un catalogue de mesures dont il n’y a aucune raison qu’elles n’obtiennent pas de résultats significatifs dans les prochaines années. En cette Année internationale de la Biodiversité néanmoins marquée par quelques contre-performances retentissantes, et alors que les écosystèmes sont fragilisés partout dans le monde, elles doivent en tout cas être appréciées à leur juste valeur.

Crédit photo : frank wouters
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