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Sans pilote, l’appareil aura pour mission de surveiller la faune et la flore menacée par l’Homme.
De plus en plus utilisés, les drones participeront dorénavant activement à la protection de l’environnement et de la biodiversité. Nous l’évoquions déjà dans ces colonnes, ces aéronefs peuvent d’ores et déjà servir à inspecter les vieux entrepôts de déchets nucléaires afin d’en faciliter le recyclage, tout en faisant courir un minimum de risques aux chercheurs. Ils pourront désormais permettre de traquer les braconniers et autres chasseurs ses scrupules.
Relativement peu chers et facilement transportables, contrôlés à distance soit de façon autonome par un ordinateur, soit pilotés par un navigateur, les drones peuvent combler les lacunes existantes entre l’imagerie satellite et les observations sur le terrain en proposant un moyen d’action rapide à mettre en place. Gracieusement légué à l’ONG Sea Shepherd, l’un d’entre eux a en tout cas déjà fait ses preuves en décembre dernier en parvenant à « pister » un baleinier japonais.
Faciliter la protection des espèces menacées
Un autre aéronef est actuellement utilisé par le Sumatran Orangutan Conservation Programme (« Programme de Conservation des Orang-Outan de Sumatra ») en Indonésie, pays en proie à une déforestation intense et dans lequel les incendies allumés par les producteurs d’huile de palme menacent gravement l’écosystème. Conçu par la professeure Lian Pin Koh, membre de l’Institut fédéral suisse de technologie de Zurich (ETZH), l’appareil a coûté moins de… 2 000 dollars (1 600 euros), appareil et logiciel d’auto-pilotage en open source compris. Il permet surtout d’éviter des expéditions coûteuses et contraignantes, tout en assurant un contrôle efficace de la biodiversité. Un nouvel usage pacifique bienvenu pour un appareil originellement créé à des fins militaires.

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