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Un accident nucléaire type Fukushima coûterait plus de 400 milliards d’euros à la France

Un accident nucléaire type Fukushima coûterait plus de 400 milliards d'euros à la France
Le coût d'un accident nucléaire en France équivaudrait au cinquième du PIB annuel français

L’estimation émane de l’IRSN (Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire) et est donc on ne peut plus fiable…

Tandis que le grand débat national sur la transition énergétique (qui, pour rappel, doit déboucher sur une loi de programmation tout à fait fondamentale à l’automne prochain) se poursuit et que la ministre de l’Écologie Delphine Batho a réaffirmé la confiance du gouvernement en l’énergie nucléaire, l’association de protection de l’environnement Greenpeace a fait ses comptes. Selon elle, la France pourrait renoncer à l’atome d’ici 2031 moyennant des investissements dans les technologies propres et les économies d’énergie à hauteur de 286 milliards d’euros. Le maintien du parc nucléaire hexagonal en l’état après la fermeture de l’unité de Fessenheim (Haut-Rhin) reviendrait quant à lui à 372 milliards d’euros.

De son côté, l’IRSN a dans le cadre d’une étude évalué à 430 milliards d’euros le coût d’un accident d’une gravité équivalente à celui de Fukushima (Japon), soit « plus de 20% du PIB annuel français ou plus de dix ans de croissance économique », résument les auteurs, cités par nos confrères du site Internet Actu-environnement.com. « Faute de référence comparable, cela peut être comparé au coût d’une guerre régionale », ajoutent-ils.

Un impact colossal et pluriformes

Les experts ont évalué à 8 milliards d’euros le montant des dommages sur le site. Le coût pour l’image de la France, lui, atteindrait la bagatelle de 160 milliards d’euros (essentiellement des pertes de recettes touristiques) auxquels il faut ajouter « le coût radiologique en dehors du site (53 milliards), la contamination des territoires (110 milliards) et les coûts associés au chamboulement de l’outil de production électrique français », énumère Actu-environnement.com.

Mirobolants, ces coûts sont cependant en baisse par rapport à la dernière évaluation, réalisée en février 2012 et qui avait conclu à un coût moyen compris entre 600 et 1 000 milliards d’euros pour une catastrophe « type » Fukushima ou Tchernobyl (Ukraine). Ça n’empêche : alors que nos confrères des Échos ont révélé que l’IRSN travaille actuellement au chiffrage des risques géographiques sur les dix-neuf sites nucléaires français, il ne fait aucun doute qu’hormis des conséquences environnementales et sanitaires cataclysmiques, les finances de l’État ne se relèveraient pas d’un désastre atomique de grande ampleur.

De quoi donner crédit à l’aspiration de toujours des environnementalistes même si, dans un pays où le nucléaire a valeur de dogme depuis un demi-siècle, indépendamment des risques encourus, en sortir prendra également des décennies. Pendant ce temps, il va sans dire que la menace perdurera.

Crédits photos : flickr / Alexandre Prévot – Gilles FRANCOIS
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