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Treize pays à la rescousse du tigre

Treize pays à la rescousse du tigre
Il ne subsiste plus aujourd'hui que trois mille cinq cents tigres à l'état sauvage dans le monde. Une situation dramatique qui a amené les treize pays asiatiques qui hébergent les derniers spécimens à préparer un programme de sauvegarde

Ils sont les plus grands félins du monde, ils sont de magnifiques superprédateurs connus dans le monde entier mais ne sont plus qu’une poignée à l’état sauvage. Environ trois mille cinq cents à l’état sauvage, contre six mille il y a douze ans.

Prompts à susciter la fascination de tous, les tigres qui n’ont pas été capturés pour finir leur existence dans des zoos ne sont plus présents aujourd’hui que dans treize pays asiatiques (Bangladesh, Bhoutan, Birmanie, Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, Laos, Malaisie, Népal, Russie, Thaïlande et Vietnam). Ceux-ci sont désormais en train d’élaborer un programme conjoint pour sauver ceux qui peuvent encore l’être, programme qui en cette année du Tigre (et de la Biodiversité) revêt une dimension symbolique considérable.

Doubler la population de l’espèce en douze ans

Une réunion des ministres concernés s’est tenue en janvier dernier à Bangkok pour définir un plan de sauvegarde. Elle a précédé l’annonce début septembre par la Chine et la Russie de la création d’une zone transfontalière de protection des tigres de Sibérie, mammifère qui ne compte plus aujourd’hui que quatre cents spécimens, et l’officialisation de la tenue d’un Sommet international du tigre en novembre à Saint-Pétersbourg (Russie).

L’objectif des « treize » est déjà connu : il s’agit de doubler la population de l’espèce d’ici à 2022, prochaine année du Tigre dans l’horoscope chinois. Difficile mais pas impossible pour cette espèce inscrite depuis… 1975 à l’Annexe I de la CITES, compte-tenu de sa capacité de reproduction une fois rétabli son habitat naturel.

Sa dégradation, la chasse, le trafic de bois et le fait que ses os et ses moustaches demeurent très prisés dans la médecine traditionnelle chinoise expliquent en grande partie la gravité de la situation actuelle.

Quarante-deux « sites sources » identifiés

Une étude publiée la semaine dernière dans la revue en ligne PLoS Biology a toutefois fait état de quarante-deux « sites sources » à partir desquels les tigres peuvent procréer et être sauvés de la disparition. Dix-huit de ces « clusters » se situent en Inde, huit en Indonésie (sur l’île de Sumatra) et six en Extrême-Orient russe mais « d’après les données disponibles aucun territoire n’a été identifié au Cambodge, en Chine, en Corée du Nord et au Vietnam », précisent les auteurs de ce rapport auquel ont contribué la Banque Mondiale, l’Union internationale de Conservation de la Nature (UICN) et l’association de défense de l’environnment Panthera.

Ces derniers pays risquent donc fort de ne plus héberger aucun tigre à brève échéance, à moins que le plan d’action concerté n’obtienne les résultats espérés, sachant qu’il faudrait aux dires des experts investir trente-cinq millions de dollars supplémentaires par an (environ vingt-sept millions d’euros) pour sauver l’espèce en mettant en place des systèmes de surveillance et des mesures d’application de la loi.

« Le tigre mène sa dernière bataille en tant qu’espèce », a alerté John Robinson, vice-président de la conservation et de la science pour la Wildlife Conservation Society. « Le rétablissement des populations dans les sites sources devrait conduire à une augmentation de 70 % de la population mondiale des tigres », souligne cependant l’étude. Les pays concernés savent ce qu’il leur reste à faire pour éviter le désastre.

Crédit photo : Wikimedia Commons - World66
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