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Le Zephyr, « avion éternel »

Le Zephyr, « avion éternel »
Cela fait maintenant plus d’une semaine que le Zephyr parade dans les airs sans atterrir. Fonctionnant à l’énergie solaire ce drone britannique devrait connaître des applications pratiques dans le domaine militaire mais également civil

Et si l’avenir de l’aviation passait par le solaire ? Quelques jours seulement après l’incroyable vol du Solar Impulse, cet avion fonctionnant uniquement à l’énergie solaire, c’est au tour d’un drone britannique nommé Zephyr de voler grâce aux rayons astraux. Une semaine après son décollage il n’a toujours pas touché terre…

Le précédent record de durée d’un vol sans atterrissage était déjà de l’œuvre de ce même Zephyr et s’établissait à 82 heures et 37 minutes, une performance réalisée en 2008 mais qui n’avait pu être homologuée en raison de l’absence de responsables de la Fédération aéronautique internationale (FAI). Cette fois-ci la FAI était bien présente sur les lieux et a pu valider le nouveau record. On ignore en outre jusqu’à combien la nouvelle marque sera portée étant donné que l’avion continue de voler au-dessus de la base d’essais militaire de l’armée américaine de Yuma (Arizona). Le cap symbolique des deux semaines en vol consécutives peut en tout cas toujours être franchi. La société de recherche et défense britannique QinetiQ, qui a développé ce prototype, cherche avec cette démonstration de force à « prouver que Zephyr est le premier vrai avion éternel au monde, capable d’apporter une surveillance permanente et économique qui peut durer des mois au lieu de ne durer que quelques jours ».

Le Zephyr fonctionne à l’aide de panneaux solaires fixés sur ses ailes qui lui permettent d’être alimenté en énergie durant la journée. Les batteries lithium-soufre qui emmagasinent la lumière du soleil, elles, font voler le drone la nuit. Intégralement composé à base de fibre de carbone, il ne pèse qu’une cinquantaine de kilos malgré ses 22,5 mètres d’envergure. Les premiers essais en vol ont eu lieu en 2006, alors que le Zephyr n’existait encore qu’en version réduite avec une envergure de « seulement » quinze mètres. Les ambitions n’étaient cependant pas moindres et sont désormais justifiées par ses « extras » dans le ciel américain.

Des applications militaires et civiles

Avec cette réussite c’est tout un pan de l’industrie aéronautique qui se prépare à une révolution. Les avions de haute altitude et de longue endurance (NDLR : appelés HALE pour « High-Altitude Long-Endurance ») sont en effet promis à un bel avenir, aussi bien dans les secteurs militaire que civil. Les responsables de QinetiQ réfléchissent actuellement à faire du Zephyr un relais de communication pour des opérations ou pour observer la terre mais il pourrait aussi s’immiscer dans la sphère civile. Par exemple en aidant les scientifiques à en apprendre davantage sur l’état de la planète et de ses écosystèmes et par extension à améliorer la protection. Et ce – autre bonne nouvelle pour l’environnement – sans faire couler la moindre goutte de kérosène…

« Nous avions cinq personnes qui le tenaient au décollage avant le démarrage, et il s’est juste envolé dans le ciel », précise Jon Saltmarsh, chef de projet à QinetiQ, avec une pointe de lyrisme. Pionniers de l’aviation, feu les frères Orville et Wilbur Wright doivent de là où ils sont se délecter des exploits du Zephyr. C’est il est vrai à un formidable retour vers le futur auquel nous sommes en train d’assister, avec une forte symbolique environnementale en toile de fond de ce merveilleux record.

Crédit photo : QinetiQ
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  • alain b

    Très très impressionnant…

  • louis03

    ça plus solar impulse c’est pas mal en moins d’une semaine !!