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La manne d’Autolib’ se rapproche de Bolloré

La manne d’Autolib’ se rapproche de Bolloré
Le marché d’Autolib’, ce système de location de voitures électriques en région parisienne, pourrait ne plus échapper au groupe Bolloré et à son propre modèle, la « Blue Car »

Le projet de mise en place d’un système de location de voitures électriques dans la région parisienne est sur le point de connaître un tournant. S’il reste trois candidats en course pour remporter l’installation et la gestion d’un tel réseau, Bolloré paraît désormais tenir la corde.

Quatre dossiers de candidature avaient été présentés au mois de juin avec, outre Bolloré, le loueur de voitures ADA, le groupement VTLIB’ (Veolia Transport) et le consortium Avis-RATP-SNCF-Vinci. La donne a changé depuis avec le renoncement d’ADA mais la compétition est toujours aussi rude, et même si le vainqueur officiel ne sera connu que fin décembre – pour une mise en place du système en septembre 2011- le syndicat mixte parisien a fait savoir vendredi qu’il était en « discussion privilégiée » avec Bolloré.

Sylvain Marti, directeur du syndicat Autolib’, a néanmoins précisé que, « pour autant, cela ne veut pas dire que Bolloré est le lauréat ». « Si on échoue avec eux, nous ne nous interdisons pas de revenir vers les deux autres groupes », a-t-il ajouté. Ces déclarations, deux mois avant le verdict officiel, laissent toutefois penser que la décision presque déjà prise. M. Marti a du reste mis en avant la grande expérience logistique de Bolloré, notamment « parce que le groupe gère des ports » et que le projet Autolib’ consiste à la fois à mettre en route une flotte de véhicules efficaces et un système informatique et logistique performant.

Retards à l’allumage

De son côté, Bolloré continue de vanter les mérites de sa « Blue Car », dotée d’une technologie propre au groupe, alors que Veolia mise sur la Peugeot Ion et le consortium Avis-RATP-SNCF-Vinci sur la Smart. Et même si la flotte des Autolib’, qui ne devrait pas dépasser les trois mille véhicules, ne sera pas l’affaire du siècle, Bolloré pourrait profiter de l’occasion pour promouvoir ses batteries dernier cri.

Les questions ne manquent toutefois pas au sujet de la capacité du groupe de tenir le cahier des charges de ce projet. Les coûts totaux sont ainsi estimés à quelque 280 millions d’euros la première année (NDLR : 200 millions d’investissement et 80 de fonctionnement) alors que les recettes commerciales annuelles ont été évaluées à 95 millions d’euros.

Autre point sur lequel Bolloré semble avoir pris une longueur de retard : le véhicule. Mis au point avec le constructeur italien Pininfarina – avec qui les relations seraient de surcroît assez tendues – , une version trois places a été présentée en catastrophe au dernier Mondial de l’Auto de Paris sous la forme… d’une maquette en carton, alors que les deux autres véhicules roulent déjà. Malgré cette absence de visibilité sur des éléments essentiels du dossier la mairie de Paris considère de son côté avoir reçu suffisamment de garanties de la part de l’industriel pour tenir le calendrier imparti. Quant aux tarifs de location proposés par Bolloré, ils sont les plus bas des trois candidats. A cet égard l’adjointe aux Transports de Paris Annick Lepetit a rappelé que la demi-heure de location devrait coûter cinq euros et l’abonnement mensuel quinze.

Crédit photo : Bolloré

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