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Transplanter le corail pour sauver les récifs

Transplanter le corail pour sauver les récifs
80% des écosystèmes fragiles que constituent les récifs coralliens sont menacés d’ici 20 à 40 ans.

Victimes du réchauffement climatique et de la surexploitation des océans par l’Homme, les récifs coralliens sont aujourd’hui sérieusement menacés, au point que 80 % d’entre eux pourraient disparaître d’ici à 20 ou 40 ans. Aussi des scientifiques étudient la faisabilité de déplacer le corail.

Des travaux de recherche publiés récemment par le magazine Restauration Ecology et menés par le docteur Graham Forrester de l’Université de Rhode Island ainsi qu’une équipe de scientifiques, étudiants et habitants des Iles vierges britanniques ont montré que la transplantation de morceaux de coraux endommagés dans des zones plus propices permet de régénérer une colonie ou de créer un nouveau récif. Au bout de 3 mois, les coraux greffés se réimplantent et deviennent des coraux adultes de grande taille après 4 ans.

Une solution déjà envisagée aux quatre coins du monde puisque le Japon s’est lancé dans l’expérience durant la décennie écoulée sur l’extrême sud de l’archipel d’Okinawa, après un rapport de la fin des années 1990 qui avait fait bondir l’opinion publique.

Il annonçait en effet que 90% du corail de cette zone était d’ores et déjà mort. Plusieurs pays ont à leur tour tenté de sauver leurs barrières de corail. Il faut dire qu’elles jouent un rôle social et économique majeur pour plus de 100 millions d’individus dans le monde, au travers d’activités comme la pêche vivrière et commerciale, le tourisme et l’artisanat.

Un écosystème fragile

Les coraux sont des animaux qui ne se déplacent pas. Ils sont composés de centaines voire de milliers de polypes, des animaux minuscules munis de tentacules pour attraper le plancton à la nuit tombée. En grandissant, lesdits polypes construisent des coquilles de calcaires autour d’eux (comme un squelette externe) et vivent en symbiose avec les zooxantelles, des petites algues qui leur fournissent de la nourriture et de l’oxygène mais aussi ses couleurs vives « en échange » d’un abri. Lorsqu’un polype meurt, d’autres colonisent son squelette et une barrière de corail se forme au bout de plusieurs milliers d’années. Les coraux sont donc considérés comme les animaux qui vivent le plus longtemps sur Terre.

La mort subite du corail commence en général par son blanchiment. Les algues qui lui donnent sa pigmentation disparaissent du centre du pied de corail, condamnant la colonie en parfois moins d’une semaine. Les agressions envers les récifs sont multiples : réchauffement des eaux, augmentation des radiations solaires, changement de salinité de l’eau en raison de la fonte des glaces, exploitation commerciale du corail, pollutions diverses (voir aussi « Australie : La Grande Barrière de corail menacée par une gigantesque pollution » et « Marée noire : Quand l’inévitable se produit ») , pêche intensive notamment au cyanure ou à la dynamite, augmentation des tempêtes et autres tsunami, hausse du niveau de la mer, bétonisation des côtes etc.

Insuffisant pour endiguer la disparition du corail, le déplacement des récifs n’est qu’une solution de fortune et donne seulement un sursis à ces zones qui nourrissent et protègent les hommes.

Crédit photo : wikipedia - Mila Zinkova
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