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Tennis : l’US Open est de plus en plus green

Tennis : l'US Open est de plus en plus green
Les organisateurs de l'US Open en ont fait un événement admirablement respectueux de l'environnement

Quoique très décriés la semaine dernière, les organisateurs des Internationaux des États-Unis mettent le paquet en matière de protection de l’environnement.

Sensation dans la nuit à New York (États-Unis) avec la victoire chez les dames de l’Australienne au look de triathlète Samantha Stosur, tête de série numéro dix et finaliste malheureuse de Roland Garros l’an passé, en deux sets secs face à la nationale de l’étape Serena Williams, très nerveuse, certes moins bien classée (vingt-neuvième mondiale) mais tombeuse de la numéro un mondiale Caroline Wozniacki la veille et triple lauréate de l’épreuve (6-2, 6-3). De son côté le tenant du titre Rafael Nadal, tête de série numéro deux, tentera ce soir de conserver son titre face à celui qu’il avait battu en finale en quatre manches l’an passé, le nouveau numéro un mondial Novak Djokovic, irrésistible cette saison, qui comme l’an passé a sauvé deux balles de match en demi-finale contre Roger Federer (tête de série numéro trois) et qui surtout reste sur cinq victoires de rang face au taureau majorquin. La pluie est venue perturber le déroulement du dernier Grand Chelem de la saison, dont le coup d’envoi a par ailleurs été donné juste après le passage de l’ouragan Irene, rétrogradé en « tempête tropicale » avant de déferler sur la Grosse Pomme.

Essentiellement réputé pour les odeurs de frites et de hamburgers dans ses travées, l’agitation de son public et les fréquents passages d’avions au-dessus des têtes des spectateurs et des joueurs – les courts de Flushing Meadows sont situés à proximité de l’aéroport de LaGuardia -, l’événement est cependant aussi de plus en plus éco-responsable. Au même titre que leurs homologues de Roland Garros, les organisateurs ont en effet intégré les problématiques environnementales dans leur cahier des charges depuis déjà plusieurs éditions. Énergie, transports, gestion des déchets : rien n’a été occulté.

Le recyclage omniprésent

Le compostage des rebuts est devenu le standard dans les cuisines, les restes d’huile de cuisson sont convertis en biodiesel et un programme-pilote de compostage des gobelets et des assiettes a été mis en place cette année. 60 % des voitures transportant les joueurs et les VIP’s sont par ailleurs des modèles hybrides (fournis cette année par Mercedes-Benz) et les mesures d’incitation aux transports en commun portent leurs fruits dans la mesure où 58 % des spectateurs arrivent désormais au stade en métro ou en train de banlieue, soit près de deux fois plus qu’il y a dix ans.

Près de trois cent mille bouteilles en plastique ont aussi été recyclées l’an passé grâce à la présence de bacs à côté des poubelles et des fontaines d’eau ont été installées à des emplacements stratégiques. Gageons qu’elles deviennent légion dans les années à venir. Les soixante-dix mille balles utilisées durant la quinzaine bénéficient elles aussi d’une deuxième vie puisqu’elles sont léguées à la communauté et à des organisations à l’issue de la finale messieurs. Elles proviennent de vingt-trois mille boîtes qui sont également retraitées.

Sur le plan énergétique, l’électricité consommée lors des Internationaux des États-Unis est depuis quelques années “issue” à 100 % d’éoliennes grâce à l’achat de crédits sur les technologies renouvelables. Il en résulte des réductions d’autant plus significatives d’émissions de gaz à effet de serre (GES) que près de deux mille mégawattheures (MWh) d’électricité sont consommés en préparation et pendant le tournoi, un chiffre qui n’a en outre de cesse de diminuer depuis quelques années grâce notamment à l’utilisation de serveurs plus efficaces pour héberger le site Internet de l’épreuve [NDLR : IBM a ainsi réussi à réduire la consommation énergétique de l'USTA (US Tennis Association, pendant américain de la FFT) de 40 %, tandis que la demande de refroidissement desdits serveurs a chuté de 48 %].

Seul bémol, qui n’a rien à voir avec l’environnement mais qui, vu la conjoncture météorologique défavorable, a suscité l’ire des joueurs, celle d’Andy Roddick en particulier : les bâches restent désespérément aux abonnées absentes. Étant donné les dégâts observés sur le stadium Arthur Ashe, on a encore pu constater cette année que les serviettes et aspirateurs géants ne font pas l’affaire. Nobody’s perfect…

Crédits photos : flickr – Adam Isserlis
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  • lilou

    Personne n’est pas parfait mais c’est déjà un très bon début !