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Ségolène Royal se fait ambassadrice de la taxe carbone à New York

La ministre de l’Écologie française, Ségolène Royal, a profité de sa participation à une réunion de l’ONU pour plaider en faveur d’un prix élevé du carbone. De nombreux experts climatiques et d’investisseurs internationaux se sont réunis le mercredi 26 janvier à New York dans le cadre d’un forum traitant de la problématique des émissions mondiales de CO2 et du réchauffement climatique. Invitée à s’exprimer, la ministre tricolore a estimé que seul un prix élevé du carbone pouvait inciter les entrepreneurs à privilégier ce qu’elle appelle l’économie verte.

“Le temps est venu de réconcilier l’économie et l’environnement : l’action climatique sert les intérêts des entreprises. Nous avons besoin d’un prix du carbone pour donner aux entreprises la capacité de gérer le coût à long terme [du changement climatique] et leur donner une incitation à investir”, a plaidé Mme Royal devant des participants réunissant notamment Michael Bloomberg, ancien maire de New York, et Al Gore, écologiste et ex-vice-président américain.

Une entreprise compliquée s’il en est. Il apparait en effet aujourd’hui impossible de fixer un prix du carbone de manière universelle. Ségolène Royal a ainsi suggéré d’encadrer cette pratique en fixant un prix plancher et un prix plafond. Estimant que le prix de la tonne de CO2 était actuellement trop bas en Europe (8 euros), Ségolène Royal a estimé qu’un prix plancher incitatif devait être compris entre 15 et 22 euros.

Les scientifiques s’accordent aujourd’hui pour dire que le réchauffement climatique est à mettre en grande partie sur le compte de l’activité humaine, fortement émettrice de gaz à effet de serre (en raison principalement de sa consommation de matières fossiles polluantes). Depuis une centaine d’année, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 30%. Pour enrayer ce phénomène, le principe de la taxe carbone est apparu. Elle consiste à faire payer les entreprises responsables d’importantes émissions de CO2.

La France a adopté en novembre dernier un décret relatif à sa stratégie bas-carbone, qui fixe le montant de la taxe carbone ainsi que les volumes d’émissions de CO2 maximum que devra respecter l’économie française jusqu’à l’horizon 2030. Actuellement fixée à 22 euros, la taxe carbone devrait progressivement passer à 100 euros la tonne de CO2 d’ici 2030.

S’il n’existe aucune harmonisation au niveau international, de nombreux pays ont cependant mis en place un dispositif pour freiner leurs émissions nationales de dioxyde de carbone. Soit sous la forme d’une taxe, mais également sous forme de normes d’émissions ou de systèmes d’échanges de quotas d’émissions.

Quand à évaluer l’impact de la baisse des prix du pétrole sur la réduction des émissions mondiales de CO2, Ségolène Royal se dit optimiste. La baisse des cours du brut devrait selon elle accroitre la compétitivité des entreprises “qui pourront alors investir les économies réalisées dans les énergies de transition”.

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