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Sea Shepherd repart au combat

L'association de protection de l'environnement Sea Shepherd défend cette année encore les baleines de l'Antarctique.
Sea Shepherd se bat pour la protection de l'environnement marin depuis plus de trois décennies.

L’ONG aspire à neutraliser les baleiniers japonais plus vite et plus tôt que les autres années.

Les déboires judiciaires du célèbre capitaine ont ébranlé ses membres, mais l’association de protection de l’environnement Sea Shepherd n’a rien changé à ses plans de sauvegarde de la biodiversité marine. Comme chaque hiver depuis 2004, elle se prépare à lutter contre les baleiniers japonais.

L’un de ses grands combats, avec cette année l’objectif de contrecarrer les velléités nippones dès le Pacifique Nord plutôt que d’attendre l’arrivée des bateaux dans les eaux de l’Antarctique, ce qui constitue une première. La précédente campagne a vu l’ONG faire mieux que tirer son épingle du jeu et la ligne de conduite est sensiblement la même, à ceci près que celle-ci débute plus tôt que les précédentes : après « No compromise », « Tolérance zéro ». Autrement dit, Sea Shepherd ne reculera devant rien pour faire plier ses adversaires. Le navire-amiral Steve Irwin sera de nouveau de la partie et « a quitté Melbourne (Australie) […] avec quatre navires – dont le trimaran Brigitte Bardot (NDLR : endommagé l’an passé) -, un hélicoptère, trois drones (NDLR : Deux de ces appareils avaient déjà été utilisés en 2011. Offerts à l’ONG, équipés de caméras et de systèmes de détection, ils lui ont été d’une aide très précieuse.) et une centaine de personnes engagées », détaillent nos confrères de l’AFP.

Avec ou sans Paul Watson ?

Rappelons pour notre part que la chasse commerciale à la baleine fait l’objet d’un moratoire international depuis 1986. Tout comme l’Islande et la Norvège, le Japon argue toutefois de motivations scientifiques pour le contourner. Il soutient aussi que cette pêche, financée en grande partie l’an dernier avec de l’argent provenant du fonds national d’aide au tsunami () (!), est indissociable de la culture nationale, alors même qu’elle est de moins en moins lucrative.

Précisons en outre que le pays du soleil levant n’a pu capturer « que » cent soixante-douze baleines, c’est-à-dire cinq fois moins que prévu, deux cent-soixante-six baleines de Minke (ou petits rorquals) et un rorqual, soit moins d’un tiers des neuf cents cétacés qu’il ciblait. Un échec retentissant pour le Japon, mais un vrai succès pour Sea Shepherd et l’écosystème marin dans son ensemble. Président et fondateur de l’ONG, M. Watson y a de fait largement pris part.

Il pourrait rempiler cette année, même si Sea Shepherd s’est montrée très tarissable sur la question. Et pour cause : le capitaine est en fuite depuis le 22 juillet – arrêté à l’aéroport de Francfort (Allemagne) en mai, libéré sous caution puis assigné à résidence outre-Rhin, il avait été préalablement averti de son extradition – et fait l’objet d’un mandat d’arrêt du Costa Rica, qui l’accuse d’avoir menacé l’équipage du bateau Varadero en marge du tournage d’un documentaire dénonçant la pratique du shark finning en 2002. « J’aimerais être plus précis quant au navire (sur lequel je suivrai la campagne), mais cette information doit demeurer secrète », avait-il écrit sur le site Internet de l’ONG courant juin.

Interpol ayant également réclamé son arrestation, M. Watson a tout intérêt à se faire discret. Nul doute qu’il le sera. Et qu’il suivra « Tolérance zéro » au minimum d’un oeil très attentif.

Crédits photos : flickr - John
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