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Samsung se met à l’heure écolo

Ceux qui croyaient cette révolution possible en rêvaient, Samsung l’a fait. Le Blue Earth, premier téléphone portable « écolo », est désormais sur le marché.

Cette phrase que d’aucuns trouveraient convenue ne s’en vérifie pas moins régulièrement : on n’arrête pas le progrès. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, les Français qui ont de la mémoire étaient déjà estomaqués par l’ancestral « Bip-bop », ce téléphone mobile qui permettait de recevoir des coups de fil… mais pas d’en passer.

Les premiers cellulaires, disons dignes de ce nom, ont fait leur apparition dans la première moitié des années 1990, supplantant ainsi ces antiquités largement oubliées des mémoires collectives qu’étaient le « TamTam », le « Tatoo » et le « Kobby ». Ils n’étaient pas minces, ils n’étaient pas toujours beaux et bien entendu ils ne sentaient pas le sable chaud. Surtout, ils ne consistaient qu’en téléphoner et n’offraient pas toujours à leurs utilisateurs la possibilité d’écrire des SMS. Depuis, le quidam a la possibilité technologique d’envoyer des MMS, de consulter ses mails, d’écouter de la musique, de surfer sur Facebook. Entre autres.

Alors, à quand les fonctions grille-pain, photocopieur et aspirateur sur nos téléphones portables ? Trêve de billevesées, il ne faudra pas compter sur elles avant longtemps. La fine fleur des ingénieurs ingénieux se penchera sur cette complexe question plus tard. En attendant, et c’est déjà suffisamment génial pour que la rédaction de Zegreenweb en soit toute retournée, ils ont déjà réussi à mettre au point des téléphones « verts ». Une petite révolution que l’on doit à Samsung. Le fabricant sud-coréen a choisi un nom équivoque pour son nouveau modèle, Blue Earth, auquel il convient d’adresser un gros « big up ».

Des capteurs solaires…

Bleu (électrique) comme on pouvait le deviner, le Blue Earth ressemble de prime abord à un téléphone portable basique, à ce détail près qu’il est soigneusement emballé dans une boîte en carton recyclé. Une initiative déjà louable et qui, d’une certaine façon, annonce la couleur. La coque, elle, a été conçue à partir de plastiques recyclés.

Les choses deviennent très sérieuses lorsque l’utilisateur retourne son nouveau joujou au demeurant assez ergonomique et facile à prendre en main. Incroyable mais vrai, des capteurs solaires ont en effet été installés au dos du téléphone. Une déclinaison électrique de la Trabant pourrait certes bientôt être commercialisé, la Chine est certes en passe de devenir l’un des premiers producteurs d’énergie éolienne, mais le fait est que ceux qui pensaient ne plus pouvoir être surpris se sont (encore) trompés. Des capteurs solaires sur un téléphone, c’est en ce début d’année 2010 une innovation magistrale, ZE innovation. Ils feront peut-être partie de notre quotidien dans deux ans, en attendant, disons-le tout net, ces messieurs de Samsung peuvent prétendre au titre strictement subjectif et honorifique de grands gagnants de ce début de décennie.

Le Blue Earth peut ainsi renflouer en partie sa batterie tout seul, sans l’aide de personne et surtout pas d’un chargeur. Une fonction bienvenue pour ceux, assez nombreux tout de même, qui travaillent près d’une fenêtre ou qui baignent dans un environnement empreint de luminosité naturelle.

Une heure d’exposition à la lumière naturelle équivaut à environ dix minutes de conversation en 3G, en attendant mieux, beaucoup mieux sans doute, dans les années à venir.

… et une fonction pour évaluer son empreinte carbone

Lisa Terzy, rédactrice pour le site Techyou.fr, a testé le dernier né venu du pays du Matin Calme. Elle précise qu’« en fonctionnement, un mode éco permet d’économiser la batterie en jouant sur le temps de veille et la luminosité de l’écran ». Quant au chargeur, il est garanti « exempt de substances nocives comme le phtalate », ce qui est aujourd’hui un luxe.

Last but not least, le Blue Earth peut se prévaloir d’une fonction « écomètre » qui permet à l’utilisateur à tendance écocompulsive de calculer à tout moment son empreinte carbone.

Décidément très « in », le nouveau Samsung a des atouts de poids pour séduire une nouvelle clientèle, celle des « portablés », très majoritaires dans les pays développés, sensibles à la cause environnementale. En ces temps d’âpre concurrence, il pourrait bien amener les têtes pensantes d’Apple, Nokia et consorts à eux aussi réfléchir à de nouveaux modèles écologiques. Qui sait, l’I-Phone et le Blackberry « verts » seront peut-être pour bientôt. D’ici là, ceux qui voulaient changer de téléphone et avaient déjà fait leur choix sont invités à se pencher d’un peu plus près sur le cas du Blue Earth. Il n’y a en effet rien d’indécent à préférer l’énergie solaire.

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