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Rome la « verte » vise les JO d’été de 2020

Rome la « verte » vise les JO d’été de 2020
Le maire de Rome Gianni Alemanno veut faire de la ville éternelle la première capitale « verte » du futur et la ville hôte des JO d’été de 2020

Déjà portée sur l’écologie depuis l’élection en 1993 de Francesco Rutelli sur un programme écologiste, la Ville éternelle n’a de cesse de s’engager pour devenir la première capitale post-pétrole. Son nouveau maire, Gianni Alemanno, a présenté lundi un « plan pour une 3e révolution industrielle » qui vise notamment à réduire l’empreinte carbone de Rome et à développer une économie « verte » dans l’optique d’accueillir les JO d’été de 2020.

L’objectif de la municipalité est de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 20% d’ici à 2020, de 46% à l’horizon 2030 et d’aller au-delà des objectifs européens du « Paquet Energie-Climat ».

Un centre ville piéton et vert

Le maire entend poursuivre « l’aération » d’un centre-ville toujours congestionné en créant de nouveaux quartiers piétons, cyclistes ou interdits aux voitures une journée par semaine sinon plus. L’offre de transports en commun doit pour ce faire être étendue, y compris dans les quartiers pentus ou dans lesquels les rues sont étroites. Une solution pourrait être la généralisation des navettes (comme sur les bus des lignes 116 et 117, lesquels comptent 8 places assises et 10 debout).

Le transport n’étant pas la seule source d’émissions de CO2, le plan prévoit également des mesures sur l’isolation des bâtiments anciens et l’instauration de normes thermiques relatives aux nouvelles constructions. La capitale transalpine veut ainsi imposer à terme la norme HQE (Haute Qualité Energétique) pour que les bâtiments produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

Rome incitera par ailleurs entreprises, habitants et services communaux à créer des milliers de micro-jardins dans la ville. Des potagers éducatifs pourraient aussi être créés dans les écoles moyennant la supervision de Carlo Petrini, directeur du mouvement Slow Food. Quant à la fraction biodégradable des déchets, la municipalité souhaiterait la méthaniser. Le biogaz ainsi produit servirait à alimenter des micro-turbines à cogénération capables de fournir chaleur et électricité à plusieurs foyers.

Enfin, les ampoules à incandescence devraient être remplacées dans les rues par des lampes à basse consommation d’énergie.

La périphérie industrielle et agricole

Les futurs écoquartiers romains ont aussi vocation à être entourés d’une ceinture d’activités dans laquelle seraient concentrées les entreprises et les industries (propres, si possible). La mise en œuvre d’un tel programme permettrait in fine la création de 200 000 emplois en 10 ans, pour un investissement annuel de 500 millions d’euros, estime Jérémy Rifkin, son inspirateur.

En périphérie, les friches seraient transformées en champs pour réduire le transport de l’alimentation et stimuler la consommation locale. Des champs d’éoliennes et de centrales photovoltaïques devraient en outre être installés dans cette même périphérie.

« Ce n’est pas un plan seulement énergétique, c’est un plan à la fois environnemental, urbain et économique, un plan complet pour développer la ville », considère le maire.

Ainsi Rome pourrait devenir à terme la première capitale indépendante sur le plan énergétique ce qui pourrait être un atout de poids dans sa candidature à l’organisation des Jeux d’été de 2020, la préservation de l’environnement étant désormais considérée par le Comité international olympique (CIO) comme l’un des 3 piliers de l’événement. Verdict dans trois ans.

Crédit photo : geograph
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