Réduire le gaspillage alimentaire pendant les fêtes de fin d’année, c’est possible

Présenté par Allianz
L’ADEME et le gouvernement veulent réduire le gaspillage alimentaire. Pas une mince affaire…
Le gaspillage alimentaire n’est pas une fatalité…

La gabegie n’a rien d’une fatalité, sous réserve d’être vigilant et discipliné.

Evoqué à de nombreuses reprises dans ces colonnes, le gaspillage alimentaire est un « luxe » – ou plutôt un épouvantable travers – réservé aux pays riches. Les produits jetés pour de mauvaises raisons, « délit de sale gueule » ou autre, se chiffrent en centaines de millions chaque année dans le monde. Une situation d’autant plus insupportable que dans le même temps, des centaines de millions d’êtres humains ne mangent pas à leur faim. Au XXIe siècle !

Confrontée au terrible défi de l’accroissement démographique – pour rappel, la Terre devrait compter au moins neuf milliards d’habitants d’ici la moitié du siècle si l’on en croit les prévisions des démographes –, l’humanité doit impérativement rectifier le tir et œuvrer davantage pour la protection de l’environnement afin de préserver les siens. Les Occidentaux en particulier ont l’obligation morale de modifier leurs habitudes alimentaires, avec en ligne de mire la réduction de la pauvreté et celle, non moins indispensable et difficile à atteindre, des émissions de gaz à effet de serre. Sachant que, selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), un repas « classique » représente en moyenne trois kilos de gaz à effet de serre et que « les besoins en nourriture et par conséquent en eau risquent de doubler à l’horizon 2050 »… Et l’Agence de souligner sur son site Internet, à titre d’exemples, qu’il faut « mille litres d’eau pour produire un kilo de farine » ou encore « seize mille litres d’eau pour produire un kilo de viande rouge ».

D’une manière générale, des quantités colossales de nourriture sont jetées au cours de leur transformation, durant le transport, dans les supermarchés ou encore dans les foyers. Souvent synonymes de repas gargantuesques, les fêtes de fin d’année ont quant à elles d’autant plus de raisons de s’achever en crève-cœur. D’après une étude menée il y a deux ans par Bruxelles Environnement (NDLR : l’administration de l’environnement de la région de Bruxelles) et relayée par nos confrères de 20 Minutes, le gaspillage alimentaire connaîtrait même un pic en Europe au moment des fêtes de fin d’année avec quelque 17% des victuailles de Noël jetées.

 

Faire travailler ses cinq sens

Pour éviter un gâchis d’autant plus rageant que les fêtes de fin d’année vont généralement de pair avec une augmentation conséquente du budget alloué à l’alimentation, la fédération France Nature Environnement (FNE) encourage le consommateur à faire travailler ses cinq sens. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’un produit est altéré au regard qu’il n’est plus comestible…

Il est tout aussi judicieux de prévoir des menus locaux et de saison – ce qui amènera une économie non négligeable en termes de rejets carbone, le transport des denrées étant de facto moins long – et d’acheter les denrées en quantités raisonnables. Car en la circonstance, mieux vaut sans doute pas assez que trop.

Penser à des recettes à l’avance en vue d’accommoder les restes peut aussi être une bonne solution. Autre astuce : éviter d’utiliser des boîtes opaques ou du papier aluminium (lequel est de surcroît dangereux pour la santé) pour couvrir ces derniers, pareils récipients masquant le contenu et étant susceptibles de nous faire oublier qu’il subsiste encore des aliments à l’intérieur.

La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), elle, a mille fois raison de rappeler qu’« ”A consommer jusqu’au ” est une Date limite de consommation (DLC) qui s’applique à tous les produits préemballés très périssables et susceptibles de présenter, après une courte période, un danger pour la santé ». « Les commerçants ont l’obligation de retirer de la vente les produits dont la DLC est dépassée », ajoute-t-elle, appelant à ne pas confondre celle-ci avec « A consommer de préférence avant le », qui est une « Date limite d’utilisation optimale (DLUO) », ce qui signifie que « si elle est dépassée, le produit n’est pas pour autant périmé », « reste consommable et peut être maintenu à la vente ».

Capitale, la nuance doit impérativement être mémorisée en amont – et bien entendu pas seulement avant les fêtes – par les particuliers. Une quantité astronomique de produits en dépend…

Crédits photos : flickr / Nick Saltmarsh – Taz
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