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Redémarrage d’un réacteur nucléaire au Japon

Le traumatisme atomique aura donc duré officiellement un peu plus de cinq mois. Feuilleton interminable et insupportable, l’accident de Fukushima 1 a révélé de manière dramatique les multiples carences du parc nucléaire japonais. Presque un semestre plus tard, alors que le pays du soleil levant a entrepris un effort de reconstruction colossal et subit toujours les conséquences de ce drame, entre hausses soudaines des niveaux de radioactivité sur le site de la centrale accidentée et contamination des denrées alimentaires, un premier réacteur a obtenu le feu vert pour reprendre ses activités.

La décision devrait faire jaser, une proportion sans cesse croissante de Japonais réclamant une restructuration énergétique à travers une sortie progressive du nucléaire « à l’allemande ». Mécontents de la manière dont les pouvoirs publics gèrent cette crise sans précédent depuis 1945, les concitoyens du Premier ministre Naoto Kan sont aussi une large majorité à souhaiter que ce dernier quitte le pouvoir, ce qu’il pourrait finalement faire à la fin du mois. Quant aux stress tests, en partie alignés sur leurs aînés européens et dont la première phase s’est achevée la semaine dernière, ils n’ont semble-t-il pas plus convaincu que les démentis gouvernementaux au sujet d’un « cornaquage » de l’information en provenance de Fukushima 1 et que la création prochaine d’une nouvelle agence de sécurité nucléaire a priori impossible à soudoyer.

En attendant, à l’issue d’expertises concluantes, Hokkaïdo Electric Power COmpany (HEPCO) a reçu hier l’agrément des autorités locales pour relancer le réacteur numéro trois de la centrale de Tomari. Ladite turbine était à l’arrêt depuis le 7 mars dernier et n’avait pas été redémarrée à cause de la catastrophe de Fukushima 1. Il s’agit de la première à reprendre du service depuis l’accident et sans doute du début d’une longue série, près des trois quarts des réacteurs nucléaires nippons étant actuellement stoppés pour maintenance ou au nom du principe de précaution, ainsi ceux de la centrale d’Hamaoka, « off » depuis trois mois. Une situation qui ne peut durer éternellement au regard du mix énergétique japonais, lequel accorde une place de choix à l’énergie atomique.

Le gouverneur d’Hokkaïdo Harumi Takahashi a indiqué s’être entretenu avec les quatre municipalités concernées par la centrale et celles-ci n’auraient émis « aucune objection » au redémarrage du réacteur numéro trois. L’histoire ne dit cependant pas ce qu’en pensent les populations…

Crédits photos : Wikimedia Commons – Mugu-shisai
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  • visiteur

    Sur la photo d’illustration, je trouve que le réacteur a un air bizarre…