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Recyclage des DEEE : Ecologic passe à la vitesse supérieure

Recyclage des DEEE : Ecologic passe à la vitesse supérieure
La collecte et le retraitement des DEEE professionnels : deux obligations environnementales et un challenge que l'éco-organisme Ecologic veut tout faire pour relever

L’éco-organisme a déjà fait ses preuves en matière de retraitement des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) ménagers. Il travaille actuellement d’arrache-pied pour optimiser la filière des D3E professionnels.

Toute l’équipe d’Ecologic était réunie mercredi dernier sur une péniche amarrée quai de la Gare, dans le XIIIe arrondissement de Paris. L’artiste Rémy Tassou, seul sculpteur au monde à concevoir ses oeuvres à partir de DEEE – les produits finis valent vraiment le coup d’oeil, nous y reviendrons -, figurait sur la liste des invités, au même titre que notre rédaction et des représentants d’entreprises. Un aréopage hétérogène donc, venu écouter les têtes pensantes de l’éco-organisme faire le point sur les dernières avancées, présenter leurs nouvelles initiatives et entamer leur exposé par quelques données chiffrées qu’il n’est pas inutile de rappeler ici bas.

Les D3E ménagers d’abord, qui sont désormais abondamment collectés par l’ensemble des éco-organismes puisque 415 000 tonnes l’ont été l’an passé. Ecologic en particulier peut se targuer de valoriser 80 % de la matière et de récupérer 8 % du cuivre et de l’aluminium. Les plastiques, eux, le sont à hauteur de 12 %. Un pourcentage encore insuffisant aux dires de René-Louis Perrier, président d’Ecologic, qui veut à tout prix augmenter leur valorisation mais aussi intégrer les métaux rares comme le gallium (NDLR : à peine 152 tonnes annuelles de production mondiale mais un pouvoir de nuisance environnemental considérable) au dispositif. « Il faut accéder aux déchets puis instaurer les bons tris et les bonnes procédures pour les traiter », a-t-il déclaré fort à propos.

Déchetterie virtuelle

La donne est plus compliquée en ce qui concerne les D3E professionnels, qui concernent aujourd’hui grosso modo 980 déchetteries et 1 500 points de distribution. Pour l’heure il n’existe en effet aucun éco-organisme agrémenté par l’État, d’où « l’absence de solutions collectives et par voie de conséquence moins d’efficacité en termes de contrôle des pouvoirs publics ». Ecologic aspire toutefois à obtenir le précieux sésame d’ici la fin de l’année, avec pour noble ambition de « fournir des solutions au secteur tertiaire ». La création cet été de la plate-forme http://www.e-dechet.com/ y participe directement. Il s’agit d’un outil Internet dédié, d’une « déchetterie virtuelle » qui a vocation à « simplifier administrativement le tri, qui permet la mise en oeuvre de services à valeur ajoutée » et qui intègre un simulateur de devis.

Nommé directeur du développement d’Ecologic il y a tout juste un an, Ludovic Degand a mené une large concertation auprès des différentes parties prenantes. « Des grands groupes et des PME pour comprendre à la fois leurs besoins et leurs attentes », a-t-il indiqué, précisant avoir sondé aussi bien les constructeurs que les producteurs et les distributeurs. Demande d’informations, introduction de nouvelles clauses dans le cahier des charges puis évaluation du dispositif : le processus pour le premier cas « type » est réglé comme du papier à musique.

Celui qui régit le second apparaît plus complexe. Il s’agit en l’occurrence de concevoir une solution opérationnelle, à savoir un guichet unique – et reconnu par les pouvoirs publics – pour l’ensemble des sites de collecte. « Ecologic accompagne et conseille en vue de mettre sur pied des services aboutis et sur mesure qui s’appuient sur les nouvelles technologies », décrypte M. Degand, selon lequel « l’exercice le plus difficile est de proposer des services en fonction de la nature des flux et du poids des produits » et à qui il n’a pas échappé que l’e-commerce en B2B (« business to business » pour les non-initiés) représente 20 % de croissance par an. D’où l’intérêt pour les entreprises de trouver (aussi) les informations recherchées sur la Toile, et donc de la mise en ligne de la plate-forme précitée.

« Plus vous triez, moins vous payez »

Avec en toile de fond l’objectif de diagnostiquer les besoins élémentaires et de formaliser un inventaire, M. Degand a rencontré environ trois cents représentants d’entreprises, en particulier de sociétés qui ne disposent pas des moyens logistiques et financiers idoines pour gérer seules la problématique des DEEE. Trois modes de saisie d’inventaires leur ont été proposés : l’enlèvement desdits rebuts « en vrac », l’enlèvement au détail (ici « on ne demande plus un volume mais une quantité par nature d’équipements », précise M. Degand) et l’enlèvement par marques – qui suppose un tri par marques donc mais aussi par modèles -, à chaque fois dans les trente jours.

En aval, Ecologic propose un reporting (au bout de deux mois maximum) « pour que les entreprises montrent qu’elles ont fait le nécessaire pour se conformer à la réglementation ». « En trois clics, il est possible de déclencher l’enlèvement des DEEE », résume M. Perrier, « cerveau » d’une déchetterie virtuelle qui garantit « la traçabilité sur toutes les étapes » ainsi qu’un « détail du traitement flux par flux et poids par poids », étant entendu que « plus vous triez, moins vous payez ».

Modulable du point de vue tarifaire, la plate-forme a par ailleurs été pensée pour être « recréée » par les entreprises sur leur site Internet. Les producteurs, détenteurs et installateurs qui le souhaitent peuvent de facto l’intégrer à leur antenne web. Reste le problème du paiement, qui s’effectue par carte bancaire, ce qui exclut les administrations et les collectivités territoriales, lesquelles ne sont pas autorisées à régler en ligne. Si l’outil cible d’abord les sociétés (en particulier les TPE-PME), elles auront tout de même incessamment la possibilité de s’identifier en amont pour être elles aussi intégrées au processus.

« Il y a un coût mais on cherche à le minimiser », rapporte également M. Perrier, qui se défend de vouloir faire de la marge et sait que des PME pourraient le trouver rédhibitoire, c’est pourquoi « il faut être persuasif ». « La filière pour le professionnel est un objectif depuis 2006 », c’est-à-dire depuis la création d’Ecologic, confesse-t-il. Le dessein, lui, s’est précisé à mesure que la filière de recyclage des D3E ménagers a gagné en efficacité : l’éco-organisme souhaite développer un outil aussi performant, tout en « débusquant » les producteurs et en les amenant à déclarer leurs DEEE professionnels.

Reste la D3E Easy Box, livrée sur place, d’une capacité maximale de 250 kilos et qui, une fois remplie, peut être collectée dans les 48 heures après requête sur la plate-forme e-dechet.com ou par téléphone au 0 825 825 732. Ou comment faire simple pour un défi éminemment compliqué…

Crédits photos : Flickr – US Army Environmental Command / Curtis Palmer / Ecologic
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    [...] « Il y a un coût mais on cherche à le minimiser », rapporte également M. Perrier, qui se défend de vouloir faire de la marge et sait que des PME pourraient le trouver rédhibitoire, c’est pourquoi « il faut être persuasif ». « La filière pour le professionnel est un objectif depuis 2006 », c’est-à-dire depuis la création d’ Ecologic, confesse-t-il. Le dessein, lui, s’est précisé à mesure que la filière de recyclage des D3E ménagers a gagné en efficacité : l’éco-organisme souhaite développer un outil aussi performant, tout en « débusquant » les producteurs et en les amenant à déclarer leurs DEEE professionnels. Recyclage des DEEE : Ecologic passe à la vitesse supérieure | zegreenweb [...]

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