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Premier de nos quatre articles de présentation dans le cadre du chat avec les experts d’Areva « Nucléaire et renouvelables : deux sources d’énergie inconciliables ? », le 28 juin prochain. Le leader mondial de l’énergie nucléaire escompte également devenir un acteur majeur du développement des énergies renouvelables. Reste à connaître ce qu’ont déjà entrepris les pouvoirs publics et quelles sont les marges de manÅ“uvre.
Une poussée encore timide…
C’est l’un des grands objectifs du Grenelle de l’environnement, le « new deal vert » de l’ancien gouvernement. D’ici 2020, 23 % de la production d’électricité française devra provenir des énergies renouvelables [NDLR : L’Union Européenne (UE) a de son côté fixé le seuil à 20 %]. Un objectif ambitieux, mais qui semble accessible.
Car si la filière photovoltaïque a subi un sérieux coup d’arrêt l’an passé à la suite du moratoire de trois mois sur les projets de plus de 3 kilowatts crête (KWc), lequel s’est avéré dévastateur pour de nombreuses PME, le cap des 3 000 mégawatts (MW) de capacité de production a récemment été franchi. Quand bien même les désirs « grenelliens » sont déjà assouvis dans ce cas précis, la concurrence chinoise demeure néanmoins féroce. Révélateur de cette situation est le cas de Photowatt, jadis fleuron national et finalement sauvé du précipice d’extrême justesse, en pleine campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy ayant enjoint EDF à le racheter.
Etablie dans le cadre de la deuxième loi du Grenelle, la nouvelle réglementation sur les éoliennes, qui consiste notamment en l’élaboration de schémas régionaux et en l’instauration d’un seuil de distance de 500 mètres au moins des zones urbaines d’habitation, a de son côté suscité de nombreuses critiques. Les acteurs de la filière – qui se développe au rythme d’ « environ 1 000 MW chaque année », dixit le Syndicat des énergies renouvelables (SER) dans son « Livre blanc » – la considèrent en effet (beaucoup) trop rigide et contraignante, aussi pourrait-elle au bout du compte être retoquée suivant leurs recommandations.
L’ex-gouvernement n’en demeurera pas moins dans l’histoire comme celui qui a institué le grand chantier de l’éolien offshore, la finalité étant d’atteindre une capacité de production de 6 000 MW à l’horizon 2020 – en plus d’avoir jeté les bases d’un déploiement d’hydroliennes au large du Cotentin (Manche). Les résultats du premier appel d’offres ont été dévoilés début avril. EDF et Alstom ont raflé la mise sur trois des quatre sites d’exploitation [Courseulles-sur-Mer (Calvados), Fécamp (Seine-Maritime) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique)], Areva et son partenaire espagnol Iberdrola ayant de leur côté été désignés pour celui de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Un deuxième appel d’offres pourrait par ailleurs être lancé dans les semaines à venir, avec selon toute vraisemblance les mêmes protagonistes…

Malgré un potentiel phénoménal…
Attendu depuis de longues années par les associations de protection de l’environnement, ce coup d’envoi s’imposait au regard de l’exceptionnel potentiel français, le deuxième plus important d’Europe, et du retard accumulé sur la Grande-Bretagne, le Danemark et l’Allemagne. Trois pays qui sont plus avancés que le nôtre en matière de développement des énergies renouvelables.
Constat d’autant plus amer que, sur son site Internet, Greenpeace France, adversaire déclaré des énergies fossiles et nucléaire depuis de longues années, assure que les technologies vertes « pourront assurer 99, 5 % des besoins en électricité des pays de l’UE en 2050 si le nucléaire perd l’accès prioritaire aux réseaux de distribution dont il bénéficie aujourd’hui ». Dans son dernier Rapport Energie, le WWF soutient lui aussi qu’« un approvisionnement en énergie entièrement renouvelable est possible d’ici 2050 ».
Ces ONG sont-elles trop optimistes ou leurs allégations théoriques, qui de fait ne tiennent pas compte de la force des lobbies, reposent-elles sur des études scientifiques dont la crédibilité ne souffre aucune discussion ? Plus mesuré, le SER, tout en soulignant qu’à l’échelle mondiale, « pour la première fois en 2010, les investissements réalisés ont dépassé 200 milliards de dollars », juge quant à lui possible de « porter la part des énergies renouvelables dans la consommation à au moins 25 % en 2020 » et que « 125 000 nouveaux emplois soient créés à cet horizon » dans l’Hexagone.
Il reste qu’en l’état actuel, dans l’Hexagone en particulier, les énergies renouvelables ne bénéficient pas d’un soutien politico-financier au diapason de leurs perspectives de développement. Là aussi, le constat est douloureux étant donné le contexte général, marqué par un épuisement des ressources fossiles qui, entre autres conséquences, érode le pouvoir d’achat des contribuables avec la hausse des prix à la pompe, et par une hausse perpétuelle de la demande énergétique.
Le nucléaire a fait sa notoriété, mais Areva entend bien participer activement au verdissement énergétique. « Répondre aux besoins essentiels de la planète en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), tout en garantissant l’accès à l’énergie au plus grand nombre », résume le groupe sur son site Internet. Pour ce faire, outre l’éolien offshore, les bioénergies, le solaire, l’hydrogène et le stockage de l’énergie, un très vaste sujet, sont désormais au cÅ“ur de sa réflexion.
Le développement de ces sources d’énergie passe toutefois par une volonté politique indéfectible, une vision à long terme, des investissements et des subventions sensiblement accrus (NDLR : la Commission européenne a évoqué, dans un texte présenté le 6 juin dernier, mais qui n’a pas encore de valeur législative, des « investissements annuels en capital de l’ordre de 70 milliards d’euros » émanant essentiellement du secteur privé ). Bref, plus de courage dans un monde encore largement verrouillé par les conservatismes énergétiques.
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A l’occasion du live chat Areva du 28 juin à 18h30 qui portera sur le thème « Nucléaire et renouvelables : deux énergies inconciliables ? », la rédaction de zegreenweb se fera porte-parole des questions de ses lecteurs. Envoyez-nous dès à présent vos questions pour les experts d’Areva par mail à l’adresse suivante : nucleairevsrenouvelables@zegreenweb.com ou via Twitter #nucleaireVSrenouvelables

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