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Quand l’eau douce et l’eau salée se rencontrent pour générer de l’électricité

Quand l’eau douce et l’eau salée se rencontrent pour générer de l'électricité
Les estuaires sont une source d’énergie propre sur laquelle les décideurs auraient tout intérêt à se pencher

Des chercheurs de l’Université de Stanford (Etats-Unis) ont mis au point une nouvelle façon de générer de l’électricité de façon durable. Partant du principe que dans tous les estuaires le moment où l’eau douce rencontre l’eau de mer peut permettre la production d’une énergie propre, ils ont conçu une batterie qui puise son énergie dans la différence de salinité entre les deux types d’eaux. Le potentiel d’une telle source d’énergie est considérable étant donné qu’à chaque fois qu’un cours d’eau conséquent se jette dans la mer ou dans l’océan, la production d’électricité est possible.

Là où d’autres n’avaient trouvé que des moyens coûteux et/ou peu efficaces, les spécialistes sont parvenus à mettre au point une technologie qui vaut la peine d’être exploitée. Le fonctionnement de la batterie est simple. Petit rappel pour ceux dont les cours de physiques sont flous : deux électrodes sont placées dans de l’eau contenant des particules chargées électriquement, les ions. L’eau salée est plus riches en ions, du fait de la présence de sel en forte quantité, que l’eau douce. On charge la batterie avec un faible courant quand les électrodes sont plongées dans l’eau douce ce qui vide les électrodes de leurs ions, on remplace ensuite cette dernière par de l’eau de mer. On peut alors décharger la batterie qui produit de l’électricité grâce à la différence de potentiel électrique apporté par l’eau de mer plus riche en ions. Une fois la batterie complétement déchargé on renouvelle le cycle.

Les centrales électriques exploitant ce mode de production n’auraient qu’un impact minime sur l’environnement, l’eau étant juste « empruntée » au milieu naturel le temps de générer du courant puis réinjectée là où elle a été prélevée. La seule restriction consiste dans le lieu d’implantation de telles intallations, les estuaires étant des écosystèmes riches qui ne doivent pas être perturbés. La solution réside sans doute dans le fait de déporter légérement l’installation électrique et d’accèder à l’eau via des systèmes de pompage. Les sites avec le plus de potentiel selon les scientifiques sont les estuaires du fleuve Amazone, des grands fleuves africains, d’Amérique du Nord et d’Inde. Cette technologie fonctionne selon les chercheurs avec une eau douce qui peut être souillée comme les « eaux grises » ou les eaux de pluie. Un débit de 50m3 d’eau douce par seconde, quelle que soit sa qualité, a une capacité de génération d’électricité de 100MW. Le potentiel planètaire à ce stade de développement de la technologie est de l’ordre de deux terrawattheures (TWh) d’après les estimations des chercheurs soit 13% de la consommation mondiale actuelle d’énergie. Cette solution non polluante pourrait donc être une pièce importante à ajouter au puzzle des énergies renouvelables. Particulièrement par les temps qui courent, tout ce qui est propre est bon à prendre.

Crédit photo : flickr - mikebaird
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  • hyper ecolo

    Hmm Un peu sceptique quand à une généralisation parce que tout simplement les estuaires sont limités en nombre. Mais intéressant