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Purification de l’air en ville : le gouvernement avance

Purification de l’air en ville : le gouvernement avance
Paris fait partie des villes volontaires – et retenues - pour tester les futures zones d’action prioritaires pour l’air (ZAPA).

Le Ministère de l’Ecologie et l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) viennent de révéler le nom des six collectivités retenues pour l’expérimentation des nouvelles zones d’action prioritaires pour l’air (ZAPA).

Tancés par la Commission européenne au sujet de la qualité de l’air du pays il y a quelques semaines, les décideurs sont pour ainsi dire dans l’obligation (environnementale et économique) de redresser la barre au plus vite. La deuxième loi du Grenelle, nonobstant les critiques qu’elle a pu susciter dans l’opposition, a prévu des mesures pour rendre l’atmosphère française plus respirable. Parmi elles, la création des ZAPA, « territoires » spécifiques au sein desquels l’accès aux véhicules les plus polluants sera limité voire même interdit. Les collectivités Grand-Lyon (Rhône), Grenoble-Alpes Métropole (Isère), Clermont Communauté (Puy-de-Dôme), Pays d’Aix (Bouches-du-Rhône et Vaucluse), Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) et la Ville de Paris ont été désignées pour tester ce projet green courant 2011.

« Il s’agit de la mise en œuvre d’une mesure phare de la loi Grenelle II pour améliorer la qualité de l’air […] C’est un enjeu de santé publique », a déclaré la nouvelle ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, consciente des conséquences sanitaires qu’aurait une dégradation de la conjoncture ou même un statu quo. D’après des estimations de spécialistes chaque Français verrait son espérance de vie diminuer de neuf mois à cause de la pollution de l’air et, pire encore, l’exposition aux particules fines causerait quarante mille décès chaque année dans l’Hexagone (!) Les autorités ne pouvaient donc rester sans rien faire, et d’après « NKM » les « zones-pilote » précitées devraient permettre de renforcer la lutte contre la pollution atmosphérique, avec pour conséquence immédiate la réduction des émissions de particules et d’oxydes d’azotes (NOx).

Paris est la ville la plus embouteillée d’Europe

Afin d’aider au mieux les collectivités volontaires, l’ADEME avait lancé, l’été dernier, l’appel à projets « Faisabilité des ZAPA ». Il était en effet primordial de définir les modalités et les conditions d’accès à la zone en fonction du contexte local. Un semestre plus tard, force est d’admettre que les candidats et plus largement l’ensemble des acteurs de ce programme sont dans les clous. Reste à lancer officiellement les ZAPA, finalité prévue pour la fin de l’année prochaine, c’est-à-dire une fois que les conclusions de ces études seront établies.

A ce stade du dossier, les véhicules concernés par cette restriction, voire interdiction, ne sont pas mentionnés et on ignore encore quelles seront les délimitations de ces futures zones vertes. Seules les communes  de plus de dix mille habitants qui souhaitent lutter activement contre la pollution liée au trafic routier  sont concernées par ce projet identique sur le fond à d’autres programmes de verdissements déjà entrepris à Rome (Italie) et à Londres (Royaume-Uni) – qui occupe tout de même la deuxième place du classement des villes européennes les plus embouteillées derrière… Paris. C’est en tout cas la conclusion-choc d’une récente étude réalisée par Inrix, une société d’info-trafic américaine utilisant les données de l’office européen des statistiques Eurosat.

Désormais officiellement sélectionnée, la Ville Lumière devra à l’instar de ses cinq coreligionnaires préciser ses intentions et trouver le moyen de « compenser » l’interdiction aux véhicules les plus polluants du périmètre de la ZAPA. Augmenter les voiries réservées aux modes de transports doux (vélo etc.) est une possibilité, tout comme développer le covoiturage, pratique qui nous tient tout particulièrement à cœur .

L’ADEME organisera dès l’année prochaine un groupe d’échanges national afin de permettre à l’ensemble des collectivités de prendre connaissance de toutes les actions qu’il est possible de mettre en œuvre pour améliorer la qualité de l’air. Compte tenu de l’accueil très favorable réservé par ces dernières aux ZAPA, l’Agence a décidé de prolonger la date limite de dépôt des dossiers de candidature au 31 décembre prochain pour que d’autres villes volontaires aient elles aussi leur chance.

Un délai supplémentaire dont il faut souhaiter, une fois n’est pas coutume, qu’il provoque une bousculade aux portillons.

Crédit photo : flickr-loiclemeur / wikimedia commons-immanuel giel
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