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Primaires PS : les candidats divisés sur le nucléaire

Primaires PS : les candidats divisés sur le nucléaire
Martine Aubry aspire à une sortie de la France de l'énergie nucléaire d'ici vingt ou trente ans

Les six candidats aux primaires du Parti socialiste (Martine Aubry, Ségolène Royal, Jean-Michel Baylet, François Hollande, Arnaud Montebourg et Manuel Valls) ont passé leur premier grand oral hier soir. Pas de chocs frontaux mais des discussions animées et plutôt constructives, en particulier sur la question sensible du nucléaire.

La Première secrétaire s’était déjà exprimée à plusieurs reprises sur le sujet depuis l’accident de Fukushima 1 (Japon), la dernière fois dans les colonnes de Libération. « L’atome était présenté comme « propre » et sans danger mais aucune solution durablement satisfaisante n’a vraiment fait ses preuves pour le stockage des déchets et la confiance dans la maîtrise du risque a encore été fragilisée après (la catastrophe japonaise). Nos nombreux réacteurs (NDLR : cinquante-huit exactement sur le territoire national) ont certes produit une électricité bon marché mais cette abondance a aussi eu des conséquences économiques néfastes (surproduction, surconsommation et gaspillage). Enfin, l’excellence de notre filière nucléaire devait soutenir les exportations mais le fait est qu’aujourd’hui les doutes planétaires sur cette énergie affectent le carnet de commandes », a-t-elle analysé dans une chronique publiée lundi par le quotidien, estimant qu’« en l’état actuel de nos connaissances, le nucléaire doit être considéré comme une énergie de transition et non comme une énergie d’avenir ». Et de préconiser « une sortie progressive mais effective du nucléaire », ce qui pourrait ne pas contenter les responsables d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), lesquels ont fait de l’abandon de l’atome l’une des conditions sine qua non à un accord politique avec le PS durant le scrutin présidentiel mais plaident pour un basculement aussi prompt que possible et pourraient à ce titre déterminer une autre feuille de route et fixer d’autre modalités.

Mme Aubry, elle, suggère un processus « transparent » ainsi que la création d’une « commission d’experts » qui, « intégrant la diversité des points de vue, préparera un livre blanc auquel  s’adosseront, dans chaque région, des concertations qui se concluront par une loi d’orientation de la politique énergétique avant l’été 2013 ». « Avant même que la question du prolongement de la durée des centrales ayant atteint trente ans ne soit débattue, il faudra fermer celle de Fessenheim (Haut-Rhin), qui est exposée à des risques spécifiques » et est depuis longtemps dans le viseur des écologistes, a-t-elle ajouté.

Divergences de forme

Celle qui veut « voir naître la génération de l’après-nucléaire » a enfoncé le clou hier soir sur France 2. Si les candidats s’accordent tous sur les nécessités de mettre un terme aux dépendances de la France vis-à-vis du pétrole et du nucléaire, en plus de prôner de concert le développement des technologies renouvelables et un débat national sur l’énergie, Mme Aubry et Mme Royal sont les seules à s’être prononcées explicitement pour une sortie de l’atome. Une position qui pourrait leur faire marquer des points auprès des éco-citoyens socialistes. La maire de Lille (Nord) considère par ailleurs qu’une sortie du nucléaire est possible d’ici trente voire vingt ans, la présidente de la Région Poitou-Charentes la jugeant envisageable à l’horizon 2050.

Alors que MM. Baylet et Montebourg n’ont formulé aucun objectif chiffré (NDLR : le premier s’est toutefois distingué de ses adversaires en annonçant une reprise en main de l’État du secteur énergétique et en se prononçant pour une « déprivatisation partielle » des entreprises concernées financée par un « emprunt énergie » de cinquante milliards d’euros), M. Hollande s’est engagé à réduire de 75 à 50 % la production d’électricité d’origine atomique d’ici 2025. M. Valls a quant à lui proposé une diminution de 50 % à l’horizon 2022.

À noter enfin que les débats ayant trait à l’atome ont été marqués par une passe d’armes entre Mme Aubry et M. Hollande, la première ayant lancé au second qu’elle était « claire » sur la question, sous-entendu à la différence de son contradicteur. « Je pense qu’il y a eu de la clarté, pas forcément lumineuse mais de la clarté », lui a-t-il répondu. Et la Première secrétaire de riposter : « ce n’est pas parce que nos courbes se croisent que nous sommes d’accord ». Interrogée par M. Hollande sur le sort qu’elle comptait réserver au réacteur EPR (Evolutionary Power Reactor), qui a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines, en particulier à Flamanville (Manche), Mme Aubry n’a cependant pas parlé de démantèlement et, vu les investissements déjà consentis, a même laissé entendre que le projet serait maintenu. Les écologistes apprécieront…

Crédits photos : flickr – jyc1 / Guillaume Paumier
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  • daniel d

    De fort belles intentions ! mais je n’ai aucun souvenir que la sortie du nucléaire ait été ni envisagée ni débattue entre 1997 et 2002, sous le gouvernement “rose-rouge-vert” de Lionel Jospin, gouvernement auquel appartenaient M.Aubry et S.Royal et qui était soutenu par le PS dont F.Hollande était un membre éminent…
    Par ailleurs, au-delà des certitudes propres à ceux qui ne gouvernent pas et des affirmations à l’emporte-pièces, j’aimerais connaître les paramètres qui ont été pris en compte par les uns et par les autres et qui leur permettent d’affirmer, dans le cas de F.Hollande par exemple, qu’il pourrait réduire la part du nucléaire de 50 à 75% d’ici 13 ans !!!

  • visiteur

    Un pantalon pour six !

    Je repasse… je fais du repassage… mes enfants se rendent ce soir à leur première surprise party …
    non ce n’est pas une boum, même s’ils s’y connaissent tous en musique… c’est un concours… un concours de circonstances.
    Oui, j’ai six enfants, deux filles et quatre garçons… une fille avertie en vaut deux comme on dit chez les ch’tis…
    ou plutôt 5 enfants naturels et un sixième culturel.
    Oui je dis ça parce que je l’ai adopté pour que mes enfants ne me disent jamais :
    nous sommes soudés comme les 5 doigts de la main. Parce que je ne suis pas pour le repli sur soi, le salut est ailleurs, par ici… au sein du groupe… pas au sein de la famille.

    qu’est-ce que je repasse? Ça ne se voit pas ? Un pantalon… et on saura ce soir, enfin peut-être, qui va le porter? !!…
    Chez nous et depuis des générations, le problème du pantalon est un mythe errant… qui va porter le pantalon? Je trouve ça très sain, des frères et sœurs qui se battent pour reprendre le flambeau, pour incarner une volonté, pour défendre une cause… dépeindre ou repeindre l’avenir en rose…
    Que le meilleur gagne… à la loyale, bien sûr… parce que nous sommes de père en fils, de mère en fille, plus royalistes que le roi… nous voulons voir triompher l’idée que nous avons de nous-mêmes: unité dans la diversité.

    Mais un seul, hélas pour remporter le trophée. Lequel? Je n’ose pas dire laquelle? J’adore mes filles même si je les trouve un peu lourdes, l’une aveugle et l’autre sourde… un peu irritantes quand elles se croient excitantes… comme toute femme… n’est-ce pas ?
    Mon petit dernier devrait laisser tomber parce qu’il ne saura jamais sur quel pied danser sa valse…
    L’autre beau gosse est un peu psycho rigide pour contenir le flou artistique sans lequel les politiques ne feraient pas de politique. Et puis les électeurs n’aiment pas les leçons de morale… mais juste quelqu’un pour ouvrir ou fermer le bal. Quelqu’un qui dit oui alors que tout le monde dit non… et non pour que tout le monde dise oui…
    L’enfant adopté… même pas la peine d’y songer, il rêve d’un pantalon pour courir les jupons… il n’a pas bien suivi les déboires du septième larron auquel on a fermé la braguette à tout jamais.

    Non, je l’avoue, moi la maman j’ai un faible pour le petit gros. Oui je sais… il a maigri pour faire le poids… n’empêche… que pour moi… il sera toujours le petit gros… celui qui fait de la peine… et surtout qui peut faire de la peine. C’est mon petit gros, le plus touchant… le seul qui puisse toucher… parce qu’à l’image du français moyen… il est moyen… il a et aura toujours la moyenne… et avec les temps qui courent, c’est plutôt rassurant… de convoler en secondes noces avec un homme normal… et il est comique par dessus le marché… il me fait rire quand il essaye de me faire rire… à mourir de rire (Lol) c’est lui, j’en suis sûre qui portera le pantalon…. même s’il ne sera jamais à sa taille.
    Allons-z enfants de la Matrie… votre père est décédé.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/le-pantalon/