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Primaires EELV : les « valeurs communes » de Nicolas Hulot

Primaires EELV : les « valeurs communes » de Nicolas Hulot
Les primaires EELV approchent à grands pas et Nicolas Hulot, qui a toutes les raisons de croire en ses chances, persiste et signe : quoi qu'en disent certains militants et ses détracteurs, il n'est pas un homme de droite

À huit jours de la proclamation des résultats du premier tour, et même si un sondage Viavoice pour Libération la place vingt-six points derrière Nicolas Hulot, Eva Joly semble sereine. Ledit sondage « n’est pas un sondage en intention de vote. Or, comme chacun sait, dans une élection la seule chose qui compte c’est le vote. Mesurer la popularité, évidemment c’est utile, mais la popularité ne fait pas le vote », a-t-elle ainsi commenté en marge d’une visite à Grenoble (Isère).

Et l’ex-juge d’instruction d’ajouter, consciente que les études d’opinion réalisées jusqu’ici ont toutes fait état de scores autrement plus serrés dans les rangs des militants Europe Écologie-Les Verts (EELV), au sein desquels le père du Pacte écologique se voit souvent reprocher – entre autres – un anti-sarkozysme jugé trop timoré et ses liens avec certaines multinationales peu respectueuses des standards environnementaux actuels : « les derniers sondages concernant M. Hulot et les intentions de vote nous situent dans un mouchoir de poche. C’est typiquement une fausse nouvelle ».

nicolas hulot s illustre au congrès d eelv et éclipse cécile duflot

De son côté, l’ancien présentateur d’Ushuaïa l’assure : bien que le député EELV de Paris Yves Cochet, l’un de ses plus fervents partisans, l’ait appelé à davantage critiquer l’action du gouvernement, il n’est pas un homme de droite. « À droite, on pense que je suis de gauche. À gauche, que je suis de droite. J’ai pourtant fermé tout accord possible avec la droite », a-t-il déclaré tout à l’heure sur l’antenne d’Europe 1. Férocement critiquée par sa rivale mais aussi par la Secrétaire nationale Cécile Duflot, la main tendue à l’ancien ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo, cet ancien suppôt du sarkozysme qui a claqué la porte du gouvernement puis de l’UMP après que Matignon lui soit passé sous le nez, serait donc bien un accident de parcours. « J’ai des valeurs communes avec la gauche… Mais je pense que le temps de l’écologie est venu », a par ailleurs insisté M. Hulot, qui a également tenté de rassurer les électeurs ouverts à un rapprochement avec le Parti socialiste en faisant savoir qu’il négocierait avec son candidat pour 2012.

Chargé frontalement par son adversaire à Lille (Nord) la semaine dernière et de nouveau dimanche sur Europe 1 (NDLR : Mme Joly avait notamment dit de lui qu’il « fait en 2012 ce qu’il aurait dû faire en 2007 » avant d’estimer que les coups bas évoqués par Nicolas Hulot en amont du scrutin sont en fait « clarifications nécessaires »), « Sain Nicolas » a enfin pris ses distances avec les joutes verbales de ces derniers jours. « On n’est pas là pour faire du théâtre », a-t-il asséné, indiquant qu’il « essaie de ramener les choses à leur juste dimension ». « On est là parce que l’on pense que l’on est à un carrefour de civilisation, à un moment très tendu de l’histoire de l’humanité. Le reste ne m’intéresse pas », a-t-il renchéri.

Voilà qui est limpide.

Crédits photos : Wikimedia Commons – Alvaro / N4thaniel
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