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Pour l’ANSES, l’aspartame n’est pas un sujet de polémique

Pour l’ANSES, l’aspartame n’est pas un sujet de polémique
L’ANSES vient d’estimer qu’il n’est pas justifié de réévaluer la dose journalière autorisée des édulcorants

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) vient de publier un avis concernant les éventuels effets sanitaires attribués à l’aspartame ou à des boissons type sodas, lesquels pourraient contenir des édulcorants alimentaires.

Edulcorant artificiel découvert en 1965, l’aspartame a un pouvoir sucrant environ deux cents fois supérieur à celui du saccharose, sucre commercial extrait de la betterave sucrière ou de la canne à sucre. Utilisé pour édulcorer les boissons (type sodas), les aliments à faible apport calorique ainsi que certains médicaments, cet additif alimentaire est réglementé au sein de l’Union Européenne (UE) à une dose journalière (DJA) fixée à 40 mg/kg de poids corporel et est présent dans plus de six mille produits (boissons dites « light », produits laitiers « light », chewing-gums etc.).

Deux enquêtes portant sur l’aspartame viennent d’être étudiée par l’ANSES. Conduite par le chercheur italien Morando Soffritti, de l’Institut Ramazzini de recherche en cancérologie environnementale, la première a consisté à étudier les cas de deux cent quarante souris mâles et les conséquences observées après une administration à très fortes doses d’aspartame de la période de gestation jusqu’à leur mort. Les résultats ont démontré une augmentation du risque de cancer du foie et des poumons chez ce rongeur mais l’Agence a estimé que certaines zones d’ombre demeurent dans cette étude. D’après elle, il y aurait ainsi des incertitudes et des déficiences concernant la méthodologie et il n’est pas possible de transposer à l’Homme les effets observés sur les animaux.

La deuxième publication, elle, a porté sur les femmes enceintes et sur le risque d’accouchement prématuré face à la consommation de boisson gazeuse contenant de l’aspartame. L’étude a été réalisée sur soixante mille femmes enceintes et affirme que l’édulcorant pourrait augmenter en moyenne de 38% les risques d’accouchements prématurés induits. Les auteurs de l’étude et l’ANSES ont toutefois indiqué conjointement que ces premiers résultats ne permettent pas, pour le moment, d’établir la relation de cause à effet entre la consommation de boissons édulcorées et le risque d’accouchement prématuré. Ces résultats restent donc encore à confirmer.

L’Anses va créer un groupe de travail sur les édulcorants intenses et l’aspartame

Vu ces bases scientifiques qu’elle a jugé insuffisantes, l’Agence a décidé qu’il n’y avait aucune raison de réévaluer l’aspartame sur le plan toxicologique. La question des qualités nutritionnelles des édulcorants intenses continuant de faire l’objet de nombreuses interrogations, l’ANSES partage cependant les vues de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et a décidé de créer un groupe de travail sur le sujet. Ledit groupe sera chargé d’évaluer les bénéfices et les risques nutritionnels des édulcorants intenses et pourrait préconiser la mise en place de recommandations aux personnes sensibles, dont entre autres les femmes enceintes.

Directeur général adjoint de l’ANSES, le Professeur Gérard Lasfargues a par ailleurs indiqué que l’Agence allait effectuer une « veille sur tout ce qui sort sur les édulcorants et l’aspartame, et prendre en compte des études plus récentes » et a ajouté que la dose journalière autorisée est « fondée sur des études anciennes ».

Quelque deux cent millions de personnes consommeraient de l’aspartame chaque année dans le monde. Une proportion importante sera très certainement intéressée par les résultats des investigations à venir.

Crédit photo : wikimedia commons - Myling / flickr - Uwe Hermann
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  • vtourisme

    Pas très très clair ce rapport, il y à quelques contradictions !

  • jc

    Mouais, je vais en rester au bon vieux sucre