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Pollution automobile : la Californie n’appliquera pas les nouvelles normes laxistes de Trump

Climatosceptique avéré, Donald Trump s’évertue depuis le début de son mandat à promouvoir les énergies fossiles polluantes et à détricoter les mesures mises en place par son prédécesseur Barack Obama pour lutter contre le réchauffement climatique. Depuis son élection en 2016, Trump a modifié plus de 80 textes de loi liés à la santé humaine ou à l’environnement pour des raisons économiques et en faveur des entreprises.

Le dernier exemple en date est assez symptomatique de sa politique : l’actuel Président des États-Unis est sur le point de revoir à la baisse l’exigence des normes sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles.

Mais les autorités californiennes ne sont pas prêtes à se faire imposer la règlementation moins exigeante de Trump. La Californie, souvent considérée comme un État visionnaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution, s’est en effet engagée mardi 17 septembre à défendre ses propres normes contre vents et marées.

Depuis de nombreuses années, la Californie a adopté ses propres critères dans l’optique de lutter plus efficacement contre la pollution atmosphérique, et notamment la pollution automobile. Des accords ont d’ailleurs récemment été passés entre les autorités californiennes et Ford, BMW, Volkswagen et Honda.

Ces quatre constructeurs se sont engagés volontairement à réduire les émissions de CO2 de leurs véhicules au-delà des objectifs imposés par la législation nationale. Une démarche qui n’a pas été du goût du gouvernement : cet accord a été jugé “illégal et invalide” par l’agence fédérale de l’Environnement (EPA) et le département des Transports (DoT). Le ministère américain de la Justice n’a d’ailleurs pas hésité à ouvrir une enquête.

Gavin Newsom, gouverneur de l’État de Californie, s’est bien évidemment insurgé contre cette décision qui a qualifié de “vendetta politique” de la part de Trump.

“La Californie n’attendra jamais la permission de Washington pour protéger la santé et la sécurité des enfants et des familles”, indique-t-il dans un communiqué destiné à mettre en garde les citoyens américains contre les conséquences néfastes de la politique de leur président.

Xavier Becerra, procureur général de Californie, estime de son côté que les normes en vigueur dans son État sont viables et bénéfiques. Il estime également que les agences fédérales n’ont aucune autorité pour retirer ses prérogatives à la Californie.

“Il est temps d’enlever vos œillères, président Trump, et de reconnaître que la seule personne qui se mette en travers du progrès, c’est vous”, a-t-il fait savoir dans un communiqué de presse.

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    [...] Climatosceptique avéré, Donald Trump s’évertue depuis le début de son mandat à promouvoir les énergies fossiles polluantes et à détricoter les mesures mises en place par son prédécesseur Barack Obama pour lutter contre le réchauffement climatique. Depuis son élection en 2016, Trump a modifié plus de 80 textes de loi liés à la santé humaine ou à l’environnement pour des raisons économiques et en faveur des entreprises. Le dernier exemple en date est assez symptomatique de sa politique : l’actuel Président des États-Unis est sur le point de revoir à la baisse l’exigence des normes sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles. Mais les autorités californiennes ne sont pas prêtes à se faire imposer la règlementation moins exigeante de Trump. La Californie, souvent considérée comme un État visionnaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution, s’est en effet engagée mardi 17 septembre à défendre ses propres normes contre vents et marées. Depuis de nombreuses années, la Californie a adopté ses propres critères dans l’optique de lutter plus efficacement contre la pollution atmosphérique, et notamment la pollution automobile. Des accords ont d’ailleurs récemment été passés entre les autorités californiennes et Ford, BMW, Volkswagen et Honda. Ces quatre constructeurs se sont engagés volontairement à réduire les émissions de CO2 de leurs véhicules au-delà des objectifs imposés par la législation nationale. Une démarche qui n’a pas été du goût du gouvernement : cet accord a été jugé “illégal et invalide” par l’agence fédérale de l’Environnement (EPA) et le département des Transports (DoT). Le ministère américain de la Justice n’a d’ailleurs pas hésité à ouvrir une enquête. Gavin Newsom, gouverneur de l’État de Californie, s’est bien évidemment insurgé contre cette décision qui a qualifié de “vendetta politique” de la part de Trump. “La Californie n’attendra jamais la permission de Washington pour protéger la santé et la sécurité des enfants et des familles”, indique-t-il dans un communiqué destiné à mettre en garde les citoyens américains contre les conséquences néfastes de la politique de leur président. Xavier Becerra, procureur général de Californie, estime de son côté que les normes en vigueur dans son État sont viables et bénéfiques. Il estime également que les agences fédérales n’ont aucune autorité pour retirer ses prérogatives à la Californie. “Il est temps d’enlever vos œillères, président Trump, et de reconnaître que la seule personne qui se mette en travers du progrès, c’est vous”, a-t-il fait savoir dans un communiqué de presse.  [...]