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Nucléaire : Nicolas Sarkozy raille la position des écologistes

Nucléaire : Nicolas Sarkozy raille la position des écologistes

« L’environnement, ça commence à bien faire », avait asséné Nicolas Sarkozy lors de l’édition 2010 du Salon de l’Agriculture. Une petite phrase lapidaire révélatrice du mépris du chef de l’état vis-à-vis des thématiques durables aux yeux des écologistes, qui lui en ont tenu rigueur. D’aucuns rétorqueront que le Grenelle a prouvé que le vert est désormais bien dans le fruit politique vu les avancées majeures qu’il a initiées et nonobstant les déceptions qu’ont constitué, pour ne citer qu’eux, le report sine die de la contribution carbone, gigantesque occasion manquée de consacrer le verdissement de la fiscalité française, et celui de l’éco-taxe sur les poids lourds.

L’Élysée n’a néanmoins pas son pareil pour remettre à leur place les défenseurs de l’environnement un peu trop exaltés à son goût. En déplacement hier dans la Somme, M. Sarkozy a ainsi appelé, non sans faire montre d’un certain manichéisme, à ce que cesse « ce terrorisme qui consiste à dire que tout développement, que toute croissance ou que toute création de richesse est en soi un mal ». Et d’ajouter : « il ne s’agit pas de faire de la France une espèce de réserve où les seuls élus responsables sont ceux qui font des squares et des jardins publics [...] Je m’opposerai à tous ceux qui, au nom de la bataille pour l’environnement, une bataille juste, voudraient nous expliquer qu’il ne faut pas de développement ». Une diatribe qui devrait faire date dans la grande saga des sorties controversées du chef de l’État et qui est intervenue lors d’une table ronde consacrée au transport fluvial, laquelle a été en partie transformée en un nouveau plaidoyer en faveur de l’énergie nucléaire.

« Le vrai débat n’est pas « pour ou contre le nucléaire » [...] Le vrai débat, c’est celui de la sûreté nucléaire, c’est de faire que nos centrales soient sûres», a-t-il martelé, opposant de fait une nouvelle fin de non-recevoir aux responsables d’Europe Écologie-Les Verts (EELV)  qui prônent une sortie progressive du nucléaire et un référendum sur la politique énergétique auxquels il n’est nullement disposé. Rappelons toutefois que le président de la République avait indiqué il y a une dizaine de jours lors d’un sommet européen à Bruxelles (Belgique) qu’il n’y aurait pas d’alternative à une fermeture si d’aventure les stress tests continentaux ne devaient pas être concluants sur l’une ou l’autre centrale nucléaire française. Il a été tout aussi catégorique mais plus caricatural hier, promettant de se battre « pour défendre le nucléaire, parce qu’il n’y a pas d’énergie alternative en l’état actuel des choses, sauf à dire aux Français qu’ils vont maintenant se chauffer et s’éclairer à la bougie ».

Pas faux étant donné les 80 % que pèse actuellement l’énergie nucléaire dans la production nationale d’électricité mais il eut tout de même été bienvenu d’afficher un soutien aussi prononcé à l’éolien, à la géothermie et au solaire. Des énergies propres elles aussi et dont on a la certitude qu’elles ne peuvent contaminer personne.

Crédit photo : flickr - LeMorvandiau
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