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Des milliers de manifestants souhaitent une réduction de l’impact environnemental des exploitations minières.
Actuellement l’un des pays les plus riches en minéraux de la planète, le Pérou est en proie à de violentes manifestations. Les régions côtières du Nord et du Sud sont recouvertes pour moitié de vastes exploitations minières, sans pour autant être des zones arides avec un écosystème pauvre. Le zinc, l’or, l’étain et le plomb sont donc extraits tous les ans en grandes quantités, avec des conséquences parfois désastreuses tant pour l’Homme que pour la biodiversité.
Début juillet, des affrontements qui ont fait plusieurs victimes sont survenus dans la ville de Cajamarca, après des mois de vives protestations contre la construction d’une gigantesque mine d’or. Evalué à plusieurs milliards de dollars, ce projet inquiète grandement les riverains, qui redoutent une utilisation excessive des ressources naturelles et plus particulièrement que l’eau ne soient pompée en trop grandes quantités. Leur mobilisation n’aura pas été vaine puisque tous les partis, les gouvernements centraux et régionaux ainsi que les entreprises concernées se sont dits prêts à construire une nouvelle relation basée sur la confiance et le respect, aussi bien de l’environnement que des habitants.
La protection de l’environnement pourrait aller de pair avec les exploitations minières
« Nous devons concevoir une nouvelle approche de la relation que les activités minières ont avec l’environnement et l’exploitation des ressources naturelles, basée sur une gestion équilibrée du territoire et une utilisation rationnelle des ressources en eau », a ainsi écrit le président Ollanta Humala dans une lettre ouverte à ses concitoyens, officialisée le 28 juillet dernier. Dans ce but, le gouvernement péruvien a créé le mois dernier une commission permanente qui a pour objectif de favoriser cette nouvelle relation.
« Dans n’importe quel pays sérieux avec beaucoup de ressources naturelles, l’autorité du gouvernement sur l’environnement est forte. Il a l’obligation de mettre en place une réglementation solide et de sanctionner sévèrement les entreprises qui polluent », a pour sa part commenté José de Échave, ancien ministre péruvien de l’Ecologie, cité par nos confrères du Guardian. Et d’ajouter : « Au Pérou, nous ne demandons pas quelque chose hors de proportion. » Le combat pour que le développement durable s’impose dans tous les esprits a pris une autre tournure. Il est toutefois encore loin d’être gagné.

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