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Le projet initial du barrage de Sivens définitivement abandonné

Après deux années de controverses et des manifestations marquées par la mort d’un opposant au projet, la version initiale de grand barrage à Sivens a été abandonnée. L’Etat qui va ouvrir des discussions pour une retenue d’eau moins ambitieuse.
C’était attendu depuis mars denier mais l’Etat n’a officialisé que, discrètement, le 24 décembre, la suppression du projet originel du barrage de Sivens. L’arrêté a été signé en ce sens par les préfectures du Tarn et du Tarn-et-Garonne. L’Etat a accepté de donner au département du Tarn 3,4 millions d’euros en compensation, ainsi répartis : 2,1 millions pour les dépenses en pure perte et 1,3 million pour réhabiliter la zone humide.
Un projet controversé
Le projet initial était d’une capacité d’1,5 million de mètres cubes, d’une longueur de 1,5 kilomètre et de 230 mètres de large. Il devait s’étendre sur une quarantaine d’hectares et 4 mètres de profondeur. Au total, 13 hectares de zone humide, riche en biodiversité, étaient menacés de destruction.
Cette idée avait suscité une vive controverse et a été à l’origine de manifestations avec des heurts lors desquels un manifestant avait été tué par une grenade offensive.
“C’est un joli cadeau de Noël pour les Tarnais”, a réagi à l’AFP le président socialiste du conseil départemental du Tarn, Thierry Carcenac, pour lequel cette signature va permettre à l’Etat “de dédommager le département” conformément au vote de son assemblée du 11 décembre. Cet arrêté va permettre au contraire d’engager les discussions sur la nouvelle retenue d’eau qui va s’inscrire “dans l’un des premiers projets de territoire” voulus par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, a relevé M. Carcenac.
Selon lui, le gouvernement a prévu une méthode de concertation. Cependant, il a rappelé qu’un “choix a déjà été arrêté” et le “besoin d’eau” pour l’agriculture a été reconnu” par les experts du ministère.
“Sivens allégé”
“Il reste le volume de la retenue à déterminer. Ce sera fait en fonction du besoin des agriculteurs”, a assuré M. Carcenac, soulignant que le nouveau projet “pour être conforme aux directives européennes” doit prévoir “une continuité écologique du ruisseau”.
Le nouveau projet est deux fois plus petit, capable de retenir 750.000 m³, situé 300 mètres en amont du site du projet initial. Ce « projet transactionnel » a été adopté le 11 décembre par le conseil départemental du Tarn.
Pour Xavier Beulin, président de la FNSEA, il s’agit seulement d’un “recalibrage du projet” initial et la profession “attend la réalisation de cet ouvrage pour des questions agricoles et de salubrité”.
En contrepartie de l’abandon du premier chantier, le Tarn s’est engagé à « compenser les atteintes environnementales » résultant de la destruction de la zone humide : la vallée de la petite rivière Tescou a en effet été totalement arasée. Près d’une centaine d’espèces protégées y vivaient.
Les opposants toujours là
Mais les Zadistes ne veulent toujours pas entendre parler de ce nouveau projet qui doit être lancé dans les plus brefs délais. Pour Ben Lefetey, porte-parole du Collectif Testet, qui regroupe des opposants, “le nouveau projet est tout aussi aberrant que l’ancien”. Ils estiment que le barrage est inutile et que les petites retenues d’eau collinaires alentour sont suffisantes aux besoins d’irrigation.
Du côté politique, José Bové, député européen écologiste préconise ainsi “plusieurs retenues avec des petits lacs collinaires”, “une meilleure utilisation des retenues existantes dans la zone” ou de revoir les types de cultures car “il va y avoir une raréfaction de l’eau”.
Le chef de file EELV du prochain conseil régional Midi Pyrénées, Gérard Onesta, souhaite “un débat serein” et réclame avant toute décision une “vraie réflexion de fonds”, notamment sur le type d’agriculture qui doit être pratiqué. Selon M. Onesta, l’accord “de nouvelle gouvernance” qu’il vient de signer avec la future présidente de la région, la PS Carole Delga permettra d’étudier toutes les hypothèses et pourrait amener à organiser une consultation de la population.raréfaction de l’eau”.

Le chef de file EELV du prochain conseil régional Midi Pyrénées, Gérard Onesta, souhaite “un débat serein” et réclame avant toute décision une “vraie réflexion de fonds”, notamment sur le type d’agriculture qui doit être pratiqué. Selon M. Onesta, l’accord “de nouvelle gouvernance” qu’il vient de signer avec la future présidente de la région, la PS Carole Delga permettra d’étudier toutes les hypothèses et pourrait amener à organiser une consultation de la population.

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