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Le déferlement médiatique aura bien laissé des traces. Il y avait fort à parier que le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), en proie à des polémiques particulièrement dévastatrices pour son image et de fait admonesté de toutes parts depuis quelques semaines, fasse au moins l’objet d’un relifting.
Compte-tenu de la crise de confiance actuelle, c’était le moyen idoine de rassurer des sceptiques de plus en plus nombreux sans pour autant se déjuger. C’était aussi ce que souhaitaient un nombre croissant de climatologues, même si certains prônaient carrément l’abandon des structures en place, ainsi le chercheur américain John Christy, partisan d’une transformation de l’organisation en… encyclopédie vivante sur la Toile.
Les Nations Unies ne pouvaient certes pas aller aussi loin mais elles ont tout de même entendu le concert de voix discordantes puisqu’une commission scientifique indépendante chargée d’examiner le fonctionnement et les travaux de l’institution présidée par Rajandra Pachauri – lui même dans l’Å“il du cyclone – verra incessamment le jour.
Visant à rétablir la crédibilité du Groupe, elle sera présentée dans le courant de la semaine et « sera composée de hautes sommités scientifiques », a indiqué Nick Nuttall. Et le porte-parole du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) de donner des détails sur la mission de réhabilitation de cet autre groupe d’experts : « Ils devront rédiger un rapport, disons pour août. Ensuite, il y aura une séance plénière du GIEC en octobre en Corée du Sud. Le rapport y sera présenté pour y être adopté ».
Cette « étude crédible, raisonnée sur le fonctionnement du GIEC », a enfin vocation à « renforcer la publication (du cinquième rapport de l’organisation) », lequel – c’est d’ores et déjà une certitude – ne remettra pas en cause sa thèse selon laquelle le réchauffement climatique est à 90 % imputable aux gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique.
M. Pachauri et les Nations Unies ont en effet déclaré de concert que les tumultes de ces derniers mois ne démentaient pas cette conclusion par ailleurs de plus en plus contestée dans les rangs scientifiques.
Reste à connaître la composition de cette commission et plus encore ce qu’elle proposera pour faire taire les doutes sur la probité du GIEC. Son premier rapport pourrait être déterminant à bien des égards.

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