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La réforme de l’énergie (encore) repoussée aux Etats-Unis

La réforme de l’énergie (encore) repoussée aux Etats-Unis
La dernière mouture de la réforme de l’énergie ne passera pas devant le Sénat avant septembre prochain, la faute à une opposition républicaine intransigeante face à texte pourtant très allégé par rapport au plan énergie-climat initialement proposé par le président Obama.

Malgré le récent désastre de la marée noire dans le golfe du Mexique, les sénateurs n’ont pas réussi à s’entendre pour mettre en place une réforme de l’énergie pourtant bien moins ambitieuse que le projet originellement escompté. L’examen d’un nouveau texte de compromis est donc repoussé en septembre prochain, après les congés parlementaires d’été.


Barack Obama avait déjà dû affronter la vindicte du Sénat pour son premier projet de loi énergie-climat, qui avait déjà rassemblé contre lui l’intégralité de l’opposition républicaine ainsi que celle d’une partie de son propre clan démocrate. Suite à cet échec, une proposition de texte édulcoré avait été préparée par des sénateurs comme John Kerry et Joe Lieberman en partant du principe que, comme pour la réforme du secteur de la santé, les choses se devaient d’avancer d’une manière progressive pour réussir. Mais cette technique des petits pas n’a, pour la réforme de l’énergie, pas fonctionné.

Inatteignable seuil des 60

Pas un seul sénateur républicain ne s’est en effet joint à la cause de ce texte bis et les oppositions de certains démocrates persistent, ce qui rend mathématiquement impossible l’adoption d’un quelconque texte au Sénat. Barack Obama a en effet besoin des voix de 60 sénateurs pour faire passer ses projets, or il ne compte que 59 sénateurs démocrates depuis la perte du Massachussetts au début de l’année. Harry Reid, le chef de la majorité démocrate, n’a pu contenir son dépit face à ce report forcé : « C’est une triste journée lorsque l’on ne peut pas trouver une poignée de républicains pour soutenir un projet de loi qui aurait créé 700.000 emplois verts, et aurait responsabilisé BP ». L’absence des voix des sénateurs démocrates de l’Alaska Mark Begich et Mary Landrieu, déjà impliqués dans le développement de l’industrie pétrolière dans leur Etat, s’est également faite sentir.  Derrière cette opposition, c’est également une nouvelle démonstration de force du lobby pétrolier qu’il faut noter.

Car le texte que les sénateurs se devaient d’examiner était pourtant bel et bien édulcoré, et se cantonnait à un contrôle plus strict des installations pétrolières offshore. Les décisions les plus controversées ne figuraient pas dans cette nouvelle version dont le « cap and trade », ce système de marché de droits d’émission pour la limitation des gaz à effet de serre (GES) qui avait été mis de côté le 22 juillet dernier. Des mesures qui favorisaient le développement des énergies renouvelables avaient également fait les frais de ce ravalement de façade qui offrait, au final, un ensemble peu restrictif et qui pouvait, semble-t-il, faire l’unanimité. La pression était d’ailleurs mise sur les sénateurs par les observateurs américains, comme en témoignait l’éditorial du « New York Times » de lundi dernier qui considérait qu’un nouveau recul du Sénat serait « honteux ».

Retour en septembre

Le climat ambiant laissait pourtant la place à l’optimisme puisqu’un texte similaire avait été adopté la semaine dernière à la Chambre des représentants. Barbara Boxer, présidente démocrate de la commission de l’Environnement du Sénat, rappelle qu’il y a quelques semaines, un accord semblait possible  avec l’opposition républicaine : « Nous avions un soutien bipartite. Le pétrole coulait ». Car c’est bel et bien l’amélioration de la situation de la marée noire du golfe du Mexique depuis la pose de l’entonnoir le 15 juillet dernier qui aurait refroidi les quelques voix nécessaires à l’adoption du projet. Le texte du Sénat comportait une clause supplémentaire par rapport à celui adopté à la Chambre des représentants, destinée à supprimer le plafond d’indemnisations dues par les compagnies pétrolières en cas de pollution, qui s’élève actuellement à 75 millions de dollars. BP est donc pour l’heure le grand vainqueur du report de ce texte qui avait d’ailleurs été renommé « BP spill bill »…

« Nous avons essayé le jiu-jitsu, nous avons essayé le yoga. Nous avons tout essayé pour faire venir les républicains à nous » se désole Harry Reid, mais le Parti républicain semble bien décidé à mettre le plus de bâtons possibles dans les roues des réformes environnementales. « Pour eux gagner une élection avec des motivations bassement partisanes semble être l’objectif » ajoute le sénateur John Kerry, l’un des plus investis au Sénat sur ces dossiers. Est-ce qu’alors une porte de sortie peut être trouvée en septembre prochain ? Harry Reid préfère conserver un certain optimisme : « Nous serons en mesure d’avoir un bon projet de loi énergie avant la fin de l’année ». Cela suppute que les anciens n’étaient pas bons. Ou trop audacieux, sans doute.

Crédit photo : Flickr – gregw66
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