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N’en déplaise aux déçus de la politique, il peut arriver que nos représentants se montrent à la hauteur du devoir d’exemplarité qu’ils s’imposent ou que la population exige d’eux. Les membres du Conseil Général de Haute-Corse en sont la preuve, eux qui ont organisé le 21 décembre dernier une session plénière entièrement dématérialisée.
En l’occurrence l’exemple vient de l’île de Beauté et il faut souhaiter qu’ils seront nombreux, dans les mois qui viennent, à emboîter le pas à ces élus locaux qui ont voté à l’unanimité en septembre dernier un renoncement à la tradition au nom du respect de l’environnement et qui, sur le plan pratique, y ont aussi trouvé leur compte.
Bye-bye les encombrants dossiers papier, place aux iPad, sur lesquels ils avaient préalablement reçu les rapports de séance en version numérique, « y compris les volumineuses annexes budgétaires », a précisé l’éditeur de logiciels Qualigraf. À l’origine de cette première nationale, elle a lancé il y a quelques mois KiosK, « un bouquet exclusif de services en ligne qui connectent les élus de nos territoires » accessible sept jours sur sept vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
« À la tribune, le Rapporteur de la Commission des Finances communiquait les rapports à partir de son iPad. Tous se sont déclarés satisfaits de l’usage couplé de l’iPad avec la solution KiosK dans la prise de décision », a rapporté Qualigraf, qui vu l’accueil très favorable qu’ont réservé les élus insulaires à son concept peut aujourd’hui voir grand.
Tous les conseillers généraux du département ont accepté de suivre une formation spécifique et sont à présent équipés de la tablette électronique d’Apple, d’où une réduction intéressante des émissions de gaz à effet de serre (GES), lesdits conseillers ayant désormais accès à tous les documents sans avoir à se déplacer, des économies de papier non négligeables et des économies tout court. Car si le Conseil Général a consenti un investissement de vingt-cinq mille euros pour verdir ses sessions (installation des prises de courant incluse), l’impression de tous les documents représente un coût annuel de l’ordre de trente-cinq mille euros.
« Au fil des séances publiques, tous les documents seront stockés et classés par thèmes : économie, routes, action sociale, environnement, culture etc. Ce qui permettra à chacun de se constituer sa propre bibliothèque numérique », a indiqué Jean Leccia, directeur général adjoint des Services du Département, interrogé par nos confrères de Corse-Matin.
Les « e-conseillers » ont fait leur apparition sur le territoire. Une nouvelle espèce qui devrait compter d’autres spécimens dès 2011.

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