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La Grande-Bretagne, future référence écologique européenne ?

La Grande-Bretagne, future référence écologique européenne ?
David Cameron a promis de faire de son gouvernement le plus « vert » de l’histoire de son pays. Le travail nécessaire pour y parvenir est titanesque mais l’avenir de sa coalition en dépend.

Londres se rêve en élève modèle de l’environnement dans l’Union Européenne (UE). Entre un gouvernement de coalition affirmant vouloir être « le plus vert de toute l’histoire du royaume » et l’objectif national de devenir un pays au bilan carbone neutre d’ici 2030, les écologistes ne savent plus où donner de la tête.

L’étude publiée par le Centre for Alternative Technology (CAT) le 16 juin dernier a fait l’effet d’une petite bombe : elle révèle que la Grande-Bretagne pourrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) à… zéro d’ici 2030. Conséquence presque immédiate : la création de centaines de milliers d’emplois et une assurance énergétique renforcée vis-à-vis de l’extérieur. Fruit de la réflexion de treize universités, douze instituts de recherche et huit acteurs majeurs du monde industriel, ce document dresse une liste d’actions à entreprendre pour atteindre cet objectif ambitieux.

Des chantiers sur tous les fronts

Les transports sont selon eux un domaine d’action prioritaire puisqu’une réduction de 63% d’énergie consommée par ces derniers serait nécessaire. La transition accélérée des véhicules essence ou diesel vers les voitures électriques, le développement de l’utilisation des bus et du rail et la mise en place d’un kérosène alternatif produit en Grande-Bretagne dans les avions pour diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de deux-tiers sont autant de mesures qui pourraient contribuer à faciliter la réalisation de cet objectif zéro carbone.

Gros consommateurs d’énergie, les bâtiments sont également concernés par ce plan. Il faudrait selon le CAT réduire de moitié leur consommation d’électricité et de chaleur grâce notamment à l’utilisation accrue de matériaux naturels comme le bois et la paille pour la construction.

Les experts prônent également une baisse des importations alimentaires grâce à un renforcement de la production sur le territoire, tout en générant de la biomasse utilisable pour produire de la chaleur, du carburant ou de l’électricité. Un effort particulier devrait selon eux être porté sur les produits issus du bétail, responsables de 82% des rejets de GES dans le monde de l’agriculture. Ils évoquent donc une réduction de la consommation de ces produits de 80%, alors que ceux issus d’origine végétale dégageraient une valeur nutritionnelle accrue et moins de pollution.

Les actions à mener ne seraient toutefois pas limitées au territoire national. La Grande-Bretagne se doit donc de faire pression pour obtenir la signature d’accords internationaux destinés à lutter contre les problèmes environnementaux. Membre du think-tank New Economic Foundation , Andrew Simms estime que « le fiasco de BP montre à quel point il est important d’agir maintenant ». « Si tel est le cas, nous pourrions accroître notre sécurité énergétique et avoir une économie plus durable, dynamique et résistante », analyse-t-il.

Une coalition gouvernementale « verte »

Le nouveau gouvernement britannique suivra-t-il les recommandations du CAT ? La fragile coalition libéraux-conservateurs a quoi qu’il en soit promis monts et merveilles en matière de développement durable. Même si le passé « vert » du Parti conservateur ne saute pas aux yeux, David Cameron a su imposer à sa formation un programme environnemental abouti et l’écologie est au bout du compte l’un des points sur lesquels les dissensions entre conservateurs et libéraux-démocrates sont les plus faibles. En matière sociale et en ce qui concerne leurs positions au niveau international, les différences entre David Cameron et Nick Clegg sont cependant telles qu’elles pourraient aisément briser leur coalition à la moindre surchauffe. Des résultats significatifs seront en tout cas attendus par l’électorat britannique au niveau écologique, sans quoi l’alliance pourrait être chahutée. Malgré l’euroscepticisme du Premier ministre, le reste de l’Europe aura également un œil sur les résultats environnementaux de son gouvernement.

Crédit photo : wikimedia commons - Tom Page
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