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Japon : Le ministre de la Reconstruction Ryu Matsumoto claque la porte

Japon : Le ministre de la Reconstruction Ryu Matsumoto claque la porte
Le gouvernement japonais prévoit d’investir 17 milliards d’euros supplémentaires pour la reconstruction des régions ravagées par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier

La facture ne cesse de grimper pour le gouvernement japonais, qui s’emploie à surmonter une dépression sans précédent depuis 1975. Outre la catastrophe nucléaire de Fukushima provoquée par l’enchaînement du séisme et du tsunami du 11 mars dernier, le Japon doit aujourd’hui faire face à de graves difficultés politiques et économiques. Les autorités avaient déjà, en mai dernier, voté pour une première rallonge budgétaire d’environ 4 000 milliards de yens (34 milliards d’euros). Elles ont estimé aujourd’hui que le pays allait avoir besoin de plus, annonçant allouer une enveloppe supplémentaire de 2 000 milliards de yens (17 milliards d’euros) pour prêter main forte aux régions victimes de la catastrophe.

Ce nouveau plan budgétaire prévoit  800 milliards de yens (7 milliards d’euros) pour la reconstruction du nord-est du Japon, littéralement dévasté par la catastrophe. Quelque 550 milliards (5 milliards d’euros) supplémentaires seront versés aux autorités locales dont les préfectures ont été ravagées et 300 milliards (2,5 milliards d’euros) de plus ont été prévus pour indemniser les habitants dont la maison a été détruite ou lourdement endommagée.

Cette deuxième rallonge budgétaire se traduit également par un dédommagement de 275 milliards de yens (2,5 milliards d’euros) qui seront donnés aux victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Ladite enveloppe devrait être éxaminée par le parlement à la mi-juillet, étant entendu que Tokyo évoque déjà un troisième budget qui pourrait quant à lui atteindre 10 000 milliards de yens (85 milliards d’euros).

fukushima : le ministre de la reconstruction démissionne

Parallèlement, le pays est aussi confronté à une tempête politique. Nommé il y a à peine une semaine, le ministre de la Reconstruction Ryu Matsumoto a en effet annoncé sa démission après ses propos lors des visites dans les préfectures d’Iwate et de Miyagi (nord-est), durement touchées par les événements du 11 mars. Il avait notamment déclaré devant les médias que le gouvernement japonais allait « aider les municipalités qui amènent des idées mais pas les autres » et que l’Etat « ne ferait rien » à moins que les autorités locales ne s’entendent sur la manière de reconstruire les pêcheries détruites par le tsunami. Un peu plus tard, lors de sa visite au gouverneur de Miyagi, il était arrivé de mauvaise humeur et avait reproché à son hôte de l’avoir fait attendre,  refusant de lui serrer la main. « Mes paroles ont été brutales et ont heurté les sentiments des personnes touchées par la catastrophe. Je m’en excuse », a-t-il tout de même déclaré en conférence de presse après sa démission.

Il s’agit néanmoins d’un nouveau coup dur pour le Premier ministre Naoto Kan, dont la cote de popularité atteint déjà des niveaux inquiétants. Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2010, c’est la quatrième fois que l’un de ses ministres est amené à démissionner après des déclarations maladroites. Malgré les protestations et les lettres de menaces qu’il a reçu, le chef du gouvernement se cramponne. Il aura tout de même du mal à ne pas lâcher prise.

Crédits photos : flickr – Kordian / World Economic Forum
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  • hyper ecolo

    Et un de moins… On n’est pas sorti de l’auberge…

  • gaga

    Et il va surement bientôt être suivis du Président !