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Plus d’audace dans la lutte contre les algues vertes

Plus d'audace dans la lutte contre les algues vertes
Les projets actuels d'éradication de la pollution aux algues vertes n'envisagent pas une pression agricole que, de leur côté, les membres du comité scientifique sur les actions de lutte envisagées dans les Côtes-d'Armor souhaiteraient voir renforcée

Le comité scientifique sur les actions envisagées dans les Côtes-d’Armor a rendu son verdict. Un an après le lancement du plan gouvernemental, quinquennal, attendu de (très) longue date mais qui a dès la divulgation de ses principales mesures suscité un accueil mitigé des élus locaux, il s’est dit à une large majorité favorable au projet de Saint-Michel-en-Grève porté par l’agglomération de Lannion. Celui de Saint-Brieuc fait quant à lui l’objet de « fortes réserves », ont rapporté nos confrères de Ouest-France.

Ni l’un ni l’autre ne seraient cependant capables de « réduire de manière suffisamment drastique » la propagation des nitrates dans les nappes phréatiques, phénomène accusé par l’ensemble des experts d’être à l’origine de la récurrence des « marées vertes » sur les côtes bretonnes. À l’instar de France Nature Environnement (FNE) et du WWF, auteur il y a peu d’un reportage inquiétant sur cette pollution hors norme, le comité plaide pour une agriculture plus raisonnée. Ce qui impliquerait des dispositions radicales en amont que les autorités ne semblent disposées à prendre dans l’immédiat. Reste qu’« en l’absence d’une forte réduction de la pression agricole, les efforts entrepris aujourd’hui semblent avoir peu de chances d’aboutir aux objectifs escomptés en 2027 par le plan algues vertes, à savoir le bon état écologique des cours d’eau », ont estimé les scientifiques.

Si le comité a atténué la responsabilité du secteur primaire,  soulignant la « volonté de la profession agricole de diminuer les fuites d’azote », il a en revanche critiqué les décideurs pour avoir retenu des méthodes « déjà utilisées pour plusieurs d’entre elles dans les programmes d’action précédents et qui se sont avérées insuffisamment efficaces », en plus de leur avoir consacré un budget largement excessif au regard des fonds alloués par Paris. Jugé « trop conventionnel » et « pas acceptable en l’état », le projet briochin nécessite en effet un investissement évalué à cent vingt-quatre millions cinq cent mille euros alors que l’enveloppe gouvernementale est de cent trente quatre millions d’euros.

Une « réflexion approfondie » s’impose. Elle débutera dans les jours qui viennent pour s’achever le 12 avril prochain. Les membres du comité de suivi du plan algues vertes auront un peu plus d’un mois pour concilier sagacité et ménagement des susceptibilités agricoles. En somme pour faire le grand écart.

Crédits photo : Wikimedia commons - Thesupermat
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