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Plongée dans l’inconnu d’un lac sous-glaciaire en Antarctique

Plongée dans l’inconnu d’un lac sous-glaciaire en Antarctique
Il existe 145 lacs sous-glaciaires en Antarctique. Le lac Ellsworth sera le premier à être exploré.

Des chercheurs ont découvert un site de forage idéal pour l’exploration du lac sous-glaciaire d’Ellsworth, à l’ouest de l’Antarctique. Cette première mondiale doit permettre de découvrir de nouvelles formes de vie, coupées de l’évolution depuis des millénaires, et de faire avancer les recherches sur le climat.

Les profondeurs des pôles font partie des derniers endroits à explorer sur terre et recèlent sans doute de trésors naturels insoupçonnés.

L’existence d’importantes masses liquides d’eau douce dans l’Antarctique, où il fait en moyenne -60°C en surface, était elle aussi inimaginable il y a encore 10 ans. Jusqu’à la découverte du gigantesque lac Vostok (NDLR : 15 700 km2, soit 3 fois la taille du lac Léman) en Antarctique du centre-ouest et de 145 autres lacs situés entre la croûte terrestre et la calotte glacière du continent.

Dernière frontière à explorer pour l’homme

Après 2 années à étudier la géographie du lac sous-glaciaire d’Ellsworth étendu sur près de vingt-neuf kilomètres et dont la profondeur varie entre cinquante-deux et cent cinquante six mètres, des scientifiques britanniques (NDLR : Tous membres du « Lake Ellsworth Consortium », lequel regroupe plusieurs centres de recherches pluridisciplinaires) ont constaté qu’il était le candidat idéal pour une exploration et ont localisé précisément un point de forage.

La mission scientifique, du déploiement de la sonde à la récupération, durera entre 24 et 36 h. La sonde fournira des données sur la pression, la conductivité et la température mais aussi sur les niveaux de pH, les biomolécules (via l’utilisation de puces marqueurs de vie), les anions (moyennant un analyseur chimique), la visualisation de l’environnement (grâce à des caméras), le gaz dissous (par chromatographie), la morphologie du fond du lac et les structures de sédiments (à l’aide de sonars). Une fois la sonde récupérée, un carottier pourra être lâché pour récupérer des échantillons dans le fond du lac.

Le United Kingdom’s Natural Environnement Research Council a approuvé les travaux des experts et a financé l’exploration du lac à hauteur de 6 millions de livres sterlings (7,2 millions d’euros). Celle-ci débutera en 2012 et devrait se poursuivre l’année suivante.

Difficultés techniques

Les lacs sous-glaciaires sont donc devenus le nouvel eldorado des scientifiques mais n’en demeurent pas moins difficiles d’accès.  En l’occurrence il a fallu préalablement étudier le lac Ellsworth depuis la surface en utilisant un géo-radar pour déterminer l’épaisseur de glace, jauger la profondeur de l’eau du lac et mesurer son débit.

Les lacs sous-glaciaires se forment entre la croûte terrestre et la nappe de glace, qui mesure de 3 à 5 km d’épaisseur. La géothermie du sol chauffe la couche de glace et la fait fondre, créant ainsi des lacs fermés et sous-terrain.  Isolée de l’air et des océans depuis des millénaires, l’eau des lacs contient donc des sédiments très anciens qui intéressent les climatologues et est peuplée d’espèces coupées de la chaîne de l’évolution.

Les risques de perturber l’écosystème et les mécanismes géophysiques du lac sont de fait énormes. Le forage risque par ailleurs de libérer des gaz prisonniers, ce qui pourrait provoquer une explosion potentiellement dangereuse en surface. Le Dr John Woodward, membre de l’Université de sciences appliquées Northumbria , basée à Newcastle (Grande-Bretagne), assure toutefois que toutes les conditions de sécurité sont réunies : « L’endroit offre une colonne d’eau profonde pour l’échantillonnage. Il permet aussi d’éviter que de l’eau ou de l’air pollué ne pénètre de l’extérieur, ce qui perturberait les sédiments […]. Ce site optimise les chances de trouver et de préserver un milieu naturel intact ».

Atteindre le lac est un challenge technologique énorme. Professeur à l’université d’Edimbourg (Ecosse), Martin Siegert considère qu’il doit absolument être relevé : « Ce lac révélera sans doute des informations sur l’évolution de la vie, le climat passé et peut même aider à comprendre l’environnement extraterrestre d’Europa, l’un des satellites de Jupiter. Il reste donc beaucoup à découvrir et à apprendre, à condition que la hausse du thermomètre mondial reste acceptable.

Crédit photo : Flickr - elisfanclub
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