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Nucléaire : le Brésil ne renonce pas

Nucléaire : le Brésil ne renonce pas
Les prévisions faisant état d'une importante croissance démographique et donc énergétique ont convaincu les autorités brésiliennes d'augmenter la production électrique d'origine nucléaire

Le gouvernement brésilien fait décidément tout pour se mettre les écologistes à dos…

Ces derniers espéraient que Dilma Rousseff aille à l’encontre des desseins de son prédécesseur et mentor Luiz Inacio Lula en renonçant au projet de barrage de Belo Monte (Brésil) et plus largement en accordant davantage de place aux thématiques environnementales. Ils en ont été pour leurs frais, la nouvelle présidente ayant non seulement donné son agrément au début des travaux de ce qui doit devenir le troisième plus grand barrage du monde mais aussi encouragé la production de bioéthanol (NDLR : cent trente nouveaux sites de production doivent être construits d’ici la prochaine décennie), qui contribue pourtant à la déforestation, tandis que le Parlement adoptait le mois dernier une législation plus souple pour les petits propriétaires terriens. De quoi redouter que le déboisement de la partie auriverde du gigantesque réservoir d’oxygène amazonien, déjà reparti à la hausse ces derniers mois, en particulier dans les États du Para et du Mato Grosso, atteigne des proportions insupportables.

S’il est en l’occurrence trop tôt pour tirer des plans sur la comète, on connaît en revanche la haute estime que voue le Brésil au nucléaire, quand bien même il ne représente actuellement que 3 % de la production nationale d’électricité. L’accident de Fukushima 1 (Japon) a amené l’Allemagne et la Suisse à abandonner l’atome, le Japon à réviser ses orientations énergétiques et l’Italie à reporter sine die la relance de son programme nucléaire, en sommeil depuis la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine). Tout en annonçant des examens minutieux de ses centrales, la Chine, elle, s’est refusée à mettre son développement atomique entre parenthèses. Pourtant peu recommandable – l’ambassade américaine à Pékin juge en tout cas celui-ci irraisonné et opaque, en plus d’accorder une préférence aux technologies nationales potentiellement désastreuse à ses yeux -, c’est cet exemple que Brasilia a choisi de citer et surtout de suivre.

Angra 3, le chantier de la peur

« Malgré les épisodes récents au Japon, le Brésil maintient le cap de sa politique d’expansion du programme nucléaire », a ainsi déclaré le ministre de l’Énergie Edison Lobao la semaine dernière. « Nous avons deux usines en fonctionnement (NDLR : Angra 1 et 2, qui ne présenteraient pas toutes les garanties), nous sommes en train de construire la troisième (NDLR : Angra 3, dont les travaux ont récemment repris après vingt-cinq années d’interruption, qui devrait être opérationnelle d’ici 2016 et dont l’installation sera en partie financée par… l’Allemagne en vertu d’un accord signé entre les deux pays en 1975) et nous avons des projets de construction d’une quatrième », a-t-il ajouté, précisant toutefois que le choix du site destiné à accueillir cette quatrième centrale n’était pas encore arrêté. Trois autres chantiers pourraient être inaugurés à l’horizon 2030. Quant aux systèmes de sécurité, ils seraient différents de celui qui régissait l’unité de Fukushima 1. Et M. Lobao d’évoquer une étude commandée par son ministère qui est venue confirmer l’efficacité et la fiabilité du programme gouvernemental.

Ce dernier pourrait néanmoins être mis à mal par le sénateur Cristovam Buarque, lequel a déposé un projet de loi instituant un moratoire de trente ans sur la construction de nouvelles usines thermonucléaires qui, sans pour autant s’attaquer aux investigations scientifiques, aurait cours sur tout le territoire. Dernier « détails » : la centrale Angra 3 fonctionnerait en partie avec des équipements achetés il y a de plus de vingt ans en Allemagne et dans une région sujette à de fréquents glissements de terrains, rapportent nos confrères d’ARTE, venus enquêter sur place.

On comprend d’autant mieux qu’elle soit loin de faire l’unanimité auprès des riverains…

Crédits photos : flickr – Rodrigo_Soldon
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  • dk

    L’Allemagne veut abandonner l’atome mais continue de financer, en partie certes, l’installation de la centrale ANGRA3. Choquant non ?

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