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Nucléaire : la catastrophe de Fukushima 1 pourrait bouleverser les plans de Barack Obama

Nucléaire : la catastrophe de Fukushima 1 pourrait bouleverser les plans de Barack Obama
Barack Obama aspire à relancer le programme nucléaire aux Etats-Unis. La catastrophe de Fukushima 1 interpelle toutefois certains parlementaires quant à la pertinence de ce dessein

Déterminé à relancer le programme atomique américain, pour ainsi dire au point mort depuis l’accident de Three Mile Island en 1979 [NDLR : qui avait été classé au niveau 4 sur l'échelle internationale des événéments nucléaires (INES) ], le locataire de la Maison Blanche pourrait changer d’avis ou tout du moins mettre en place un nouveau calendrier à la suite de la dramatique dégradation de la conjoncture nucléaire au Japon. Ainsi que nous l’avions évoqué dans ces colonnes en février 2010, l’Oncle Sam compte cent quatre réacteurs nucléaires, la dernière ayant été commandée… en 1977 pour une mise en service treize ans plus tard.

Barack Obama, qui a réaffirmé son soutien à la filière dans une interview télévisée hier, avait en début d’année dernière officialisé le déblocage de huit milliards de dollars (environ cinq milliards sept cent cinquante millions d’euros) sous forme de garanties de prêts pour la construction de deux nouveaux réacteurs en Georgie, lesquels doivent être les premiers d’une longue série. Dans le même temps, l’Autorité de sûreté nucléaire américaine avait donné son agrément à la commercialisation de l’EPR (European Pressurized Reactor) d’Areva, leader mondial de l’énergie nucléaire.

La perspective désormais hautement plausible d’un nouveau Tchernobyl a cependant amené plusieurs responsables américains à réclamer un moratoire sur les velléités nucléaires de Washington. Sans pour autant prôner une interruption de la construction des réacteurs, le sénateur indépendant Joe Lieberman (ex-démocrate) a ainsi appelé « à mettre le pied jusqu’à ce que nous comprenions les implications de ce qui se passe au Japon ». « Il nous faut examiner ce que nous devons exiger de plus, si c’est nécessaire, en ce qui concerne les nouvelles centrales », a-t-il ajouté.

« Nous devons nous assurer que les centrales américaines peuvent supporter un événement catastrophique et qu’elles respectent les critères de sécurité les plus draconiens », a pour sa part déclaré l’élu démocrate du Masachusetts Ed Markey, pour qui « ce désastre montre la fragilité des centrales nucléaires et les conséquences potentiellement associées à une fuite radioactive après un tremblement de terre ». Et de réclamer à la Commission américaine de régulation nucléaire (NRC) les détails des plans d’urgence.

Encore très marquée par la marée noire dans le Golfe du Mexique, la population américaine redoute à présent l’arrivée de particules radioactives au-dessus de l’Alaska et de la Californie. Les autorités, elles, aspirent à améliorer leur compétitivité énergétique avec la reprise des projets nucléaires, après plus de trois décennies de mise sous l’éteignoir. Ceux-ci contribueraient en outre à la concrétisation des objectifs définis par l’administration Obama en termes de réduction des gaz à effet de serre (GES) et donc au verdissement d’une économie encore largement basée sur les ressources fossiles.

En l’occurrence la plus grande vigilance paraît néanmoins de mise chez certains parlementaires. C’est suffisamment rare au pays des gaz de schiste pour être souligné.

Crédits photos : Wikimedia Commons – United States Nuclear Regulatory Commission
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  • jc

    Je ne suis pas sur, qu’après ce qu’il vient de se passer au Japon, Barack Obama puisse se permettre d’imposer à la population les centrales nucléaires…