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Nouveau rebondissement dans l’affaire du contournement routier de Beynac en Dordogne

Le contournement de Beynac est un projet de contournement routier lancé il y a une trentaine d’années. Estimé à plus de 32 millions d’euros, ce chantier vise à mettre en place une déviation de 3,2 kilomètres afin d’éviter la traversée de Beynac-et-Cazenac, petit village situé dans le département de la Dordogne.

Le projet est porté par le président du département, Monsieur Germinal Peiro, ainsi que par le président de l’Assemblée des départements de France, Monsieur Dominique Bussereau. Ces derniers estiment que le contournement de Beynac est un chantier des plus nécessaires pour des raisons de sécurité routière, de fluidité de la circulation et de pollution.

Beynac-et-Cazenac est en effet un village encaissé dans une vallée touristique parsemée de divers lieux patrimoniaux du 12ème siècle (châteaux, forteresse…). Ce ne sont pas moins de 6000 véhicules qui le traversent en moyenne chaque jour à l’aide des deux ponts qui enjambent la Dordogne : un trafic jugé trop important pour cette petite commune de 500 habitants.

“Une catastrophe majeure est possible à tout moment car un bus et un camion ne peuvent pas se croiser sur cette route”, explique Germinal Peiro.

Ces arguments ne trouvent cependant pas écho auprès des défenseurs de l’environnement et du patrimoine. Ces derniers, parmi lesquels figurent Stéphane Bern et Yann Arthus-Bertrand, dénoncent en effet un projet qui a de lourds impacts sur l’environnement et le paysage de la vallée. Les opposants estiment en outre que le trafic routier n’est qu’un problème saisonnier, qui ne se pose que 45 jours par an entre juillet et août.

Dans le dernier épisode en date du dossier du contournement routier de Beynac, la justice semble donner raison aux opposants au projet. Le tribunal administratif de Bordeaux a en effet estimé que “le projet ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public présentant un caractère majeur”. De ce fait, “la démolition des éléments de construction” et “la remise en état des lieux” ont été demandées au département.

Le tribunal estime également que ce projet “affecte la conservation d’espèces animales et de leurs habitats, notamment des chiroptères, mammifères semi-aquatiques et terrestres, oiseaux, reptiles et amphibiens”.

“Je ne vais pas faire dépenser 20 millions aux contribuables de Dordogne pour construire des piles de pont, puis 15 millions pour les démolir (…). Nous prendrons toutes les mesures adaptées pour cela. Nous ferons soit appel, soit nous lancerons une nouvelle procédure de zéro”, a déploré Germinal Peiro qui refuse de détruire les travaux.

“Je suis très heureux pour les amoureux de la Dordogne. C’était prévisible, c’était espéré pour tous les défenseurs du patrimoine, tous les défenseurs de l’écologie. J’espère qu’au bout du compte cela va protéger cette magnifique vallée”, a pour sa part estimé Stéphane Bern.

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