NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Nouveau rebondissement dans la polémique sur l’interdiction en France du maïs OGM MON 810

Nouveau rebondissement dans la polémique sur l'interdiction en France du maïs OGM MON 810
L'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a jugé irrecevable la clause de sauvegarde du gouvernement français contre la culture du maïs OGM MON 810 de Monsanto

Le précédent gouvernement n’a rien voulu savoir et on ne voit pas pourquoi l’actuel serait plus flexible. Les OGM sont en effet un sujet politiquement brûlant dans nos frontières depuis une quinzaine d’années. Quant à Monsanto, l’entreprise américaine qui fut l’initiatrice du sordide « agent orange », ce défoliant cancérigène abondamment utilisé durant la guerre du Vietnam au mépris des populations, elle n’est pas franchement en odeur de sainteté auprès de la majorité de nos compatriotes.

La multinationale finira-t-elle par suivre l’exemple du géant allemand de la chimie BASF, qui a fini par renoncer à ses prétentions transgéniques sur le Vieux Continent en raison  de fortes réserves populaires jamais démenties ? Si sa direction a déjà eu largement matière à être découragée, elle n’a cependant pu qu’apprécier les conclusions rendues par l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) au sujet de la mesure conservatoire française proscrivant la mise en culture du maïs OGM MON 810.

« Compte tenu des documents fournis par la France, il n’y a pas de preuves scientifiques spécifiques, en termes de risques pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement, soutenant la notification de la mise en œuvre de la clause de sauvegarde conformément à l’article 34 du règlement 1829/2003 et invalidant sa précédente évaluation des risques du maïs MON810 », ont estimé ses experts, appelés à se prononcer par la Commission européenne. Rendu public le jour même où le Conseil d’État a rejeté en référé une demande de suspension de l’arrêté du 16 mars dernier qui, précisément, interdit la culture du MON 810, cet avis pourrait influencer l’institution, laquelle doit encore statuer sur un recours déposé par l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM).

Interrogé par nos confrères de l’AFP, Frédéric Vincent, porte-parole du Commissaire européen à la Santé John Dalli, a reconnu que « techniquement, (Bruxelles pourrait) demander à la France de lever son interdiction à la culture du MON 810 ». Le caractère politique du dossier et la participation d’EELV (Europe Écologie-Les Verts) au nouveau gouvernement français rendent toutefois cette décision très hypothétique. Il n’en demeure pas moins que le match continue…

Crédit photo : flickr – Rosana Prada
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !