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NKM a présenté hier la « Stratégie nationale pour la biodiversité »

NKM a présenté hier la « Stratégie nationale pour la biodiversité »
Nathalie Kosciusko-Morizet a dévoilé hier les grandes lignes de la « Stratégie nationale pour la biodiversité ».

La ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, a dévoilé hier son « plan d’attaque » pour préserver la biodiversité à l’horizon 2020 ainsi que les engagements de l’Etat en la matière durant la période 2011-2013.

Les objectifs sont à la fois ambitieux et prometteurs, la finalité étant de « modifier en profondeur » les rapports qu’entretiennent les Français avec la nature pour déclencher une véritable prise de conscience collective face aux menaces qui pèsent sur nos écosystèmes. « NKM » souhaite proposer systématiquement des modèles de développement intégrant à chaque fois le volet biodiversité. Une étape incontournable pour que l’ensemble des acteurs de la société française prennent enfin conscience de la place que tient la biodiversité dans son modèle économique et social.

« Les services rendus par la biodiversité sont indispensables à la vie sur Terre : ils conditionnent la qualité de l’air que nous respirons […] la disponibilité de la nature, les combustibles, l’eau douce, les médicaments », a rappelé la ministre lors de sa présentation, en précisant qu’à ce rythme le coût engendré par l’érosion de la biodiversité serait équivalent à 7 % du PIB mondial d’ici 2050. Organisée en octobre dernier, la Conférence de Nagoya (Japon) a débouché sur un succès inattendu et a consacré l’importance grandissante de la sauvegarde des écosystèmes dans les discussions internationales. Si le réchauffement climatique, qui contribue à la disparition progressive des espèces, tient toujours le haut du pavé, « NKM » est convaincue que les décideurs dans leur ensemble vont « désormais prendre en compte la biodiversité dans les politiques internationales, nationales et locales » et le fait est que la stratégie gouvernementale s’applique elle aussi à tous les pans de la société française.

L’Etat s’engage sur quatre axes de développement

Celle-ci est en fait la déclinaison hexagonale des engagements internationaux qui ont été pris lors du sommet japonais. Toutes les politiques publiques et tous les secteurs d’activités sont concernés : eau, sols, climat, énergies, agriculture, forêts, urbanisme, infrastructures etc. Le ministère invite donc tous les acteurs de la société civile à adhérer à la nouvelle stratégie afin de favoriser la protection de la biodiversité. Quelque cent quarante organisations professionnelles, associations (dont celle des Régions de France et l’Office national des forêts), élus, syndicats et établissements publics se sont d’ores et déjà engagés à mettre en place un plan d’actions. Les adhérents seront par ailleurs accompagnés dans leurs démarches par un guide qui se veut méthodologique et pédagogique.

De son côté, l’Etat s’est engagé à mener jusqu’en 2013 des actions complémentaires à celles déjà initiées dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Quatre axes de développement ont été déterminés par l’Hôtel de Roquelaure. Il s’agira tout d’abord de restaurer les continuités écologiques. Pour ce faire, le gouvernement a lancé trois appels à projets portant sur le rétablissement des continuités écologiques interrompues par les infrastructures linéaires existantes, le renforcement d’éléments du paysage et l’extension de la fameuse Trame verte et bleue (TVB) au milieu urbain. L’Etat aspire également à restaurer les milieux dégradés par les pollutions, à renforcer la préservation des espèces exotiques et à réduire la fragmentation des milieux. Trois objectifs dont la concrétisation passe selon lui par la multiplication des espaces protégés comme les sites Natura 2000. L’amélioration des connaissances figure elle aussi sur la feuille de route. Celle-ci suppose la mise en place d’une cartographie nationale des habitats naturels et semi-naturels qui devrait être lancée d’ici la fin de l’année pour être achevée en 2018. Le ministère propose enfin l’intégration de la biodiversité dans les politiques sectorielles (activités économiques ou institutionnelles) pour sensibiliser les entreprises à leur dépendance vis-à-vis de la biodiversité. Ce ne sera pas le défi le plus facile à relever…

Crédit photo : flickr - Luc Legay
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