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Nicolas Hulot refuse le ministère de l’Écologie mais reste un observateur attentif

Nicolas Hulot refuse le ministère de l'Écologie mais reste un observateur attentif
Nicolas Hulot a beau continuer à ne pas céder aux sirènes ministérielles, il n'en reste pas moins très vigilant quant à la tournure politique des événements

Plébiscité par ses compatriotes, l’animateur n’est pas davantage prêt qu’il y a huit ans – quand Jacques Chirac, le premier, lui fit des avances politiques dans cette optique – à rejoindre l’Hôtel de Roquelaure. Ce qui ne veut surtout pas dire qu’il suivra impassiblement la suite des opérations…

Viendra ? Viendra pas ? Les spéculations continuent d’aller bon train sur le parachutage de Jean-Louis Borloo à Matignon, annoncé acquis par certaines sources proches du dossier le mois dernier.

L’ancien maire de Valenciennes semble aujourd’hui encore, alors que le remaniement ministériel n’est désormais plus – cette fois c’est sûr – qu’une question de jours, le mieux placé pour succéder à François Fillon si celui-ci devait finalement céder sa place – ce qui est loin d’être acquis. Auquel cas qui pourrait lui succéder au poste de ministre de l’Écologie ?

Chouchou des Français des deux bords, Nicolas Hulot a indiqué qu’il n’était pas disposé à franchir le Rubicon politique. Au grand dam de la majorité de nos concitoyens, il n’est décidément pas un adepte du mélange des genres, même s’il assistera ce week-end au lancement à Lyon (Rhône) du nouveau parti écologique né de la fusion entre Europe Écologie et les Verts – lequel, en ces temps de sacralisation de la nature, a de quoi inquiéter l’UMP et le Parti socialiste. Une manière comme une autre de signifier aux troupes de la majorité qu’il n’est pas véritablement des leurs, n’intègrera pas les hautes sphères, en tout cas dans l’immédiat, et a fortiori qu’il ne sera pas le prochain pilote de l’avion Grenelle…

L’écologiste le plus populaire de France a des amis à gauche, à droite, peut-être même au centre et n’entend manifestement froisser personne, ce qui ne l’empêche pas d’émettre des considérations générales et d’avoir ses opinions sur la politique environnementale du gouvernement. Le présentateur d’Ushuaia avait du reste déjà montré fin mars, quand le report sine die de la contribution carbone, dans la foulée d’un scrutin régional à l’issue douloureuse pour Nicolas Sarkozy et ses seconds, l’avait amené à suspendre la participation de sa Fondation aux groupes de travail organisés dans le cadres des Grenelles de la mer et de l’environnement, que sous des dehors éternellement souriants il savait aussi taper du poing sur la table.

« Tout recul sur les institutions marquerait un retour en arrière incompatible avec le défi écologique »

Vigilant et attentif, M. Hulot continue de l’être, lui qui a réclamé hier dans un communiqué une « impulsion claire » en faveur de l’environnement. Recommandation sans doute pas tout à faite innocente alors que les critiques continuent de pleuvoir sur ce Grenelle tancé à la fois par les associations et la population mais dont un comité d’experts indépendant a récemment souligné les avancées.

Craignant sans doute un essoufflement, le père du Pacte écologique a ouvertement souhaité « que soient réaffirmées la vision et les ambitions réelles » au niveau environnemental dans les deux années à venir et que « l’architecture gouvernementale soit au minimum confirmée sur ces questions ». En d’autres termes que le portefeuille ministériel du Développement durable reste le « numéro deux du gouvernement » et qu’il ne soit pas absorbé par une « superfonction » qui sèmerait le trouble sur les intentions « vertes » du chef de l’État.

Crédits photos : Wikimedia Commons – Olivier Tetard / flickR - MEDEF

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  • daniel d

    J’aimais bien Nicola Hulot comme présentateur de télévision…
    Mais il y a un moment où le mot “engagement” doit prendre tout son sens et c’est la deuxième fois que le “Nicolas préféré des Français” refuse de mettre ses cojones sur la table….Donner des conseils à droite et à gauche, alerter, pointer du doigt, encourager, fustiger tout en refusant de prendre ses responsabilités, ça s’appelle avoir la trouille, tout simplement.