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Une liste rouge des écosystèmes en danger

Une liste rouge des écosystèmes en danger
Certains écosystèmes sont plus fragiles que d'autres. C'est le cas de la mangrove vénézuélienne, dont les palétuviers abritent des centaines d'espèces animales et végétales

Nous avons déjà évoqué l’existence d’un inventaire qui doit recenser l’intégralité des espèces végétales présentes sur la planète et il existe aussi une « Red List » des espèces animales menacées d’extinction. Un collège international d’experts tente de son côté de dresser une nouvelle liste, qui répertorie cette fois les écosystèmes en danger.

Si des espèces risquent de disparaître, c’est avant tout parce que leurs habitats naturels sont fragilisés par les activités humaines et le changement climatique. Ladite liste pourrait donc représenter un outil de choix, permettant de mieux cibler les zones sur lesquelles les autorités ou les organisations écologistes doivent concentrer leurs efforts. « Si nous parvenons à mettre au point un système efficace et rigoureux qui soit facile à contrôler partout dans le monde, nous pourrons suivre ces changements, les décrire, et tirer la sonnette d’alarme si les choses tournent mal », souligne Piet Wit, président de la commission chargée du management des écosystèmes au sein de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

C’est un travail de longue haleine qui attend les scientifiques, d’aucuns diraient même qu’il relève de l’impossible. Une certitude les pousse cependant à y croire : ce n’est qu’une fois que les écosystèmes sont atteints que les espèces qui y vivent sont menacées. Inutile donc de tenter de sauver les animaux si rien n’est fait pour préserver leur habitat naturel. Ensuite, il y a les écosystèmes dont la vulnérabilité est indiscutable. Parmi eux, on peut notamment citer la mer d’Aral, le fleuve Rio Grande, les Andes, les forêts de l’île indonésienne de Bornéo dans lesquelles vivent les orangs-outangs ou encore la mangrove vénézuélienne.

Une mission difficile

Là où des politiques environnementales dignes de ce nom ont été adoptées, elles ont souvent fait leurs preuves. Grâce à un moratoire sur la pêche à la baleinecertes contourné par le Japon et carrément violé par la Norvège –, l’espèce dont l’espérance de vie avait chuté à un niveau critique n’est plus autant menacée bien qu’elle continue à être traquée par les pêcheurs. Un rapport publié en octobre dernier estime que si aucune mesure n’avait été prise, certaines espèces auraient pu disparaître 20% plus vite. La liste rouge des écosystèmes ne peut qu’améliorer encore cette statistique.

Reste à mettre le dispositif en pratique, ce qui ne sera pas une promenade de santé. Stuart Pimm, professeur à l’Université Duke en Caroline du Nord (Etats-Unis), s’inquiète en effet du fait qu’il est selon lui « beaucoup plus difficile de définir un écosystème qu’une espèce ». Et plus vous parvenez à définir les choses avec précision, plus les choses se compliquent », ajoute-t-il. Sans parler du fait que les écosystèmes ne sont pas dissociables les uns des autres : ils sont connectés. Agir en aval d’une rivière sera par exemple chose vaine si aucune mesure n’est prise pour améliorer la situation en amont. L’ampleur de la tâche n’aura cependant d’égal que ses bienfaits pour l’environnement, et il est clair qu’un tel répertoire, si fastidieux à mettre en place soit-il, ne peut que servir les intérêts de tous.

Crédit photo : flickr – jemasmith / Chi King
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