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Thon rouge : Greenpeace passe à l’attaque

Thon rouge : Greenpeace passe à l'attaque
Greenpeace a une fois de plus fait dans l'originalité et le voyant pour manifester auprès des conseillers du ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et des passants son inquiétude quant à la survie du thon rouge

L’association – et avec elle l’ensemble de ses condisciples environnementales – entend tout mettre en oeuvre pour interdire la pêche de l’une des espèces menacées les plus médiatisées de l’année.

Une ambition que les très puissants et persuasifs négociateurs japonais s’emploieront de leur côté à combattre, eu égard à la manne financière considérable que le thon rouge représente pour le pays du soleil levant.

Bien malin celui qui peut prédire quelle sera l’issue de la dix-septième réunion de l’ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique), laquelle se tiendra du 17 au 27 novembre prochains à Paris, même si les experts du Comité scientifique de la Commission ont préconisé il y a deux semaines à Madrid une diminution substantielle des quotas de pêche annuels. Une avancée significative et sans doute plus plausible, nécessaire prise en considération des intérêts économiques oblige, que l’interdiction pure et simple des captures que Greenpeace réclame depuis de longs mois.

L’organisation n’entend cependant pas abdiquer et a adressé une piqûre de rappel au ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire à travers une de ces initiatives « peacefull » et originales dont elle a le secret. Des militants ont ainsi sillonné le VIIe arrondissement de la capitale dès 8h30 du matin au volant d’une Mini « intégralement habillée pour l’occasion et surmontée d’une réplique grandeur nature du thon rouge », rapporte Greenpeace sur son site Internet. La virée aurait cependant été moins efficace sans ce mégaphone diffusant des messages pré-enregistrés qui ont suscité la curiosité des passants. Des injonctions qui se sont faites plus précises devant le ministère, rue de Varenne, et dont il faut espérer qu’elles sont arrivées jusqu’aux oreilles de son locataire…

« Sauvez le thon rouge, maintenant ! »

Un conseiller de M. Le Maire a en tout cas proposé aux militants de prendre rendez-vous. De fait il n’est pas impossible que le gouvernement intègre l’avis certes tranché de l’association – des associations dans leur ensemble – dans sa réflexion.

En déplacement au Luxembourg à l’occasion du Conseil des ministres de la Pêche, l’ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin a lui aussi été interpellé par des membres de Greenpeace. Deux d’entre eux étaient équipés d’un magnétophone et lui ont demandé de prendre position en faveur d’un arrêt de la pêche industrielle du thon rouge, voeu auquel l’intéressé n’a sans surprise pas accédé. Dans le même temps deux autres brandissaient des bannières floquées d’un « Sauvez le thon rouge, maintenant ! » que chaque ministre a pu traduire sans peine.

« La France doit montrer l’exemple en appelant à l’arrêt de la pêche industrielle [...] Pays hôte de la conférence de l’ICCAT, elle a une grande responsabilité : elle peut être un leader dans la protection du thon rouge ou porter la responsabilité d’un échec qui mettrait en péril son avenir », estime François Chartier, chargé de campagne Océans pour l’association. « La position du gouvernement français peut peser lourdement sur la capacité de l’Union Européenne (UE) à faire adopter les mesures nécessaires pour sauver le thon rouge ». Et de rappeler que les autorités françaises ont jusque là été plus prudentes que les institutions européennes, lesquelles appellent à une réduction drastique et immédiate des quotas et ne rejoignent pas Paris sur la question du délai de dix-huit mois qui serait accordé aux pêcheurs en vue de l’interdiction du commerce international du thon rouge.

Officialisée début février, cette position n’est bien sûr pas du goût des ONG, qui ont encore moins apprécié le refus de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction) de franchir le pas lors de dramatique réunion de Doha (Qatar) courant mars, et jugent le laps de temps précité trop important au regard des dernières évaluations scientifiques. Les experts de l’ICCAT estiment en effet qu’il ne resterait plus actuellement que 15 % de la population d’origine de l’espèce, un pourcentage dont on saura dans un mois s’il est assez faible pour que la Commission décrète un moratoire. Le minimum syndical pour des défenseurs de l’environnement dont il ne fait guère de doute qu’ils ne désarmeront pas d’ici là.

Crédit photo : Nicolas Chauveau (Greenpeace) / flickR – Ernesto Andrade
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