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Sauvez les océans, mangez des sardines et des anchois !

Sauvez les océans, mangez des sardines et des anchois !

On le sait, les écosystèmes sont des équilibres fragiles et toute modification de la chaîne alimentaire est à même de les bouleverser. C’est ce que démontre à nouveau une étude de Villy Christensen, chercheur à l’Université de Colombie Britannique, qui a étudié l’évolution des ressources halieutiques entre 1880 et 2007.

L’appétit des consommateurs pour le poisson s’est développé au cours des dernières décennies, plus particulièrement pour les poissons occupant le haut de la chaîne alimentaire. La morue, le thon ou le mérou ont ainsi vu leurs stocks diminuer des deux-tiers au cours des cent dernières années, la moitié de cette diminution ayant eu lieu au cours des quatre décennies écoulées du fait de l’industrialisation des pratiques de pêche. Le résultat de cette impressionnante diminution a conduit à un doublement des stocks des poissons habituellement consommés par ces poissons prédateurs sur la même période. Capelans, sardines et anchois notamment se sont donc développés en absence de prédateurs naturels. La pression principale s’exerçant sur ces stocks étant liée au développement de l’aquaculture qui utilise ces poissons comme source d’aliments sous forme d’huiles ou de farines, notamment pour l’élevage de saumons. Il s’agit d’une utilisation peu efficace de protéines animales qui pourraient être directement consommées au lieu d’utiliser plusieurs kilos de ces petits poissons pour obtenir un seul kilo de « poisson noble ».

Mais le déséquilibre entraîné par la quasi-disparition des prédateurs ne concerne pas que leurs proies mais également les éléments de base de la chaîne alimentaire marine. Ces petits poissons se nourrissent de zooplancton qui se nourrit lui de phytoplancton. Le développement des sardines et autres anchois fait peser une importante pression sur le zooplancton qui laisse de fait se développer le phytoplancton consommant l’oxygène de l’eau et conduisant au développement de zones mortes dans les océans.

Les déséquilibres observés sont donc importants et il est grand temps d’agir. Pour laisser le temps aux stocks de poissons que nous aimons le plus consommer se reconstituer il est nécessaire de diminuer leur consommation et de se reporter sur d’autres espèces, et ce de manière raisonnable. Un changement de comportement alimentaire somme toute assez simple pour ne pas totalement vider les océans d’ici 2050.

Crédit photo : flickr - ret0dd
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  • jc

    Encore une conséquence de l’industrialisation de la pêche !

  • greenauto

    Et une commande à la BelleI-loise, une ! ;-)