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L’union fait la force. Durant plusieurs jours, plus d’une centaine d’invités ont œuvré ensemble pour trouver fonds et solutions à la crise des profondeurs marines.
La défense des océans peut réunir du beau monde. Du 6 au 10 avril, Leonardo DiCaprio, Edward Norton, Glenn Close mais aussi des militants, des océanographes, des photo-journalistes, des hommes politiques et des patrons d’industrie ont participé au voyage organisé par Mission Blue en Equateur. A bord du National Geographic Endeavour, ces passionnés d’écologie ont vogué jusqu’au cœur des îles Galapagos pour défendre l’environnement et aider à la protection des réserves naturelles de ce sanctuaire de biodiversité. Ils ont participé à plusieurs conférences pour tenter de sauver les mers du monde entier. Cette traversée a été imaginée par l’océanographe Sylvia Earle, qui a décroché en 2009 le prix de la fondation TED.
Elle a permis de récolter près de 16,7 millions de dollars. Un joli butin qui servira à financer, selon le souhait de Mme Earle, huit projets destinés à préserver les fonds marins. Huit millions de dollars financeront des projets de sauvegarde des océans à long terme, tandis que trois millions deux cent cinquante mille dollars ont été alloués à une campagne de communication visant à mettre fin au système de subventions des pêches commerciales. Un million de dollars seront par ailleurs consacrés à l’amélioration de la protection des eaux entourant les îles Galapagos et 500 000 dollars à la création d’un vaste réseau de zones marines protégées dans l’Arctique. La sensibilisation à l’écologie n’a pas non plus été éludée puisque des programmes éducatifs verront le jour grâce à une enveloppe de 350 000 dollars.
A l’abordage du pétrole
Au cours de ce périple, Leonardo DiCaprio et Edward Norton ont pu s’entretenir avec le vice-président de l’Equateur, Lénin Moreno. Un moyen pour les deux acteurs d’apporter leur soutien à un projet de défense de la forêt amazonienne et de s’opposer à un programme d’extraction de pétrole.
Ce plan, baptisé Yasumi ITT, doit empêcher le prélèvement de plus de 850 millions de barils de pétrole au cœur de la forêt Yasumi Park (NDLR : la partie équatoriale de l’Amazonie) et de fait l’émission de plus de 410 millions de tonnes de CO2. Un éventuel succès de plus à mettre au crédit de cette aventure.

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