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Les Etats-Unis et l’Afghanistan font cause commune pour l’environnement

Les Etats-Unis et l’Afghanistan font cause commune pour l’environnement
Le léopard des neiges fait partie des quarante-huit espèces répertoriées par la liste et désormais protégées

Les Américains ne soutiennent pas « seulement » l’Afghanistan dans sa lutte contre les talibans.

La protection des espèces menacées constitue en effet une autre facette de la collaboration entre les deux pays. Elle est cependant très éloignée des tractations entre dirigeants puisque ce sont en l’occurrence des étudiants de l’université de Richmond (Virginie) qui ont décidé d’apporter leur aide au gouvernement afghan pour établir une liste d’espèces menacées, laquelle a été présentée en juin 2009. Leur professeur de biologie, le Docteur Peter Smallwood, a d’ailleurs passé dix huit mois en Afghanistan dans le cadre d’un projet mené par la Wildlife Conservation Society et a contribué à la création du premier parc national du pays, Band-e-Amir.

Ceux qui ont tourné le dos à cette aventure environnementale sous prétexte qu’il y avait plus urgent ignorent sans doute que ce catalogue répertorie aujourd’hui quelque quarante-huit espèces, dont le vautour d’Egypte et l’orme d’Himalaya. La rousserolle à grand bec, un oiseau de la famille des passereaux très peu connu des scientifiques, a par ailleurs récemment vu son nom ajouté à l’inventaire. Découverte en 1867 en Inde, la rousserolle n’a été aperçue pour la deuxième fois qu’en 2006 en Thaïlande. Elle est réapparue dans les montagnes afghanes du Pamir deux ans plus tard, alors qu’on la croyait disparue de la surface du Globe. Une grande fierté pour Mustafa Zahir, directeur de l’Agence afghane pour la Protection de l’Environnement, qui a saisi l’occasion pour rappeler « qu’il n’est pas vrai de dire que (son) pays n’est chargé que d’histoires tristes ».

Parmi les autres animaux dernièrement ajoutés à la red list on trouve le léopard des neiges, le guépard d’Asie ou encore le markhor, une chèvre sauvage caractérisée par d’imposantes cornes en spirales.

La tâche la plus délicate qu’il reste à accomplir est de convaincre les habitants de ne pas capturer ces animaux rares pour vendre leur fourrure aux plus offrants. Un scandale impliquant des soldats américains qui tenaient absolument à rapporter un souvenir à leur famille a déjà mis en évidence l’importance des trafics. Sensibiliser les populations à la richesse de la biodiversité afghane demeure donc l’un des enjeux majeurs du projet.

Flickr - Eric Kilby
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