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Les consommateurs japonais sauvent les fôrêts de Tasmanie

Les consommateurs japonais sauvent les fôrêts de Tasmanie
Fabrique de copeaux de bois près de Mapua (Nouvelle-Zélande)
Forêt d'eucalyptus en Tasmanie

L’écologie est souvent source de solidarité. Entre personnes, entre groupes, et parfois même entre pays. Ainsi en Tasmanie, où pendant des années les associations locales de protection de l’environnement ont lutté en vain pour la préservation des forêts. Il faut dire que de nombreuses industries productrices de copeaux de bois, notamment australiennes, ont jusque dans un passé récent décimé les forêts dites « anciennes » de la petite île australienne. Gunns Limited, le plus grand producteur australien de copeaux et le plus grand exportateur mondial, a ainsi longtemps fait peser une forte pression sur ces forêts à la biodiversité unique pour répondre aux demandes croissantes de l’industrie du papier. La roue est cependant en train de tourner.

De nombreuses firmes japonaises, principales clientes des fabriques de copeaux de la zone océanienne, et les consommateurs-mêmes refusent en effet de continuer à participer à ce massacre écologique et de faire fi plus longtemps de leur conscience environnementale.

Quelques-uns des clients de Gunns Limited, parmi lesquels Mitsubishi, ont donc cessé d’acheter des copeaux provenant de Tasmanie. Ils refusent désormais tous types de copeaux qui ne seraient pas issus de zones forestières certifiées aptes à l’exploitation par la FSC (Forest Stewardship Council), laquelle veille à la protection et à l’exploitation responsable des ressources forestières. Cette organisation internationale créée en 1993 protège particulièrement les forêts anciennes d’origine lointaine et à la biodiversité riche, comme le sont les forêts de Tasmanie.

David Llewellyn, ministre de l’Énergie et des Ressources de Tasmanie, a proposé un projet de plantation de nouvelles forêts certifiées FSC. Exclusivement destinées à l’exploitation et à la production de copeaux, elles viseraient à préserver les zones les plus pourvues d’espèces.

La bataille n’est pas encore gagnée, d’autant plus que la plantation de nouvelles forêts pourrait impliquer l’abattement de forêts plus anciennes. En attendant, des entreprises nippones  ont d’ores et déjà fait souffler un vent d’espoir sur l’écosystème de Tasmanie.

A condition que tout le monde s’y mette, l’homme peut donc aussi être capable de faire de grandes choses.

Greenpeace/ Lorette Dorreboom - Greenpeace/ Wolfgang Pekny
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