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« C’est une affaire qui sera définitivement réglée avant la fin de l’année. Ce sera le cadeau de Noël », a annoncé Jean-Louis Borloo avant-hier en marge du trente-cinquième anniversaire du Conservatoire du littoral *, célébré dans la commune varoise de Rayol Canadel.
L’affaire en question, à propos de laquelle le ministre de l’Écologie [et futur Premier ministre ? ] a précisé qu’elle était réalisée à 90 %, c’est le Parc national des Calanques, sanctuaire faunesque et floral qui comme son nom le suggère sera à quelques encablures de Marseille (Bouches-du-Rhône), deuxième agglomération française en termes de population.
Ledit Parc national présentera la triple particularité – outre celle d’être implanté dans une région hautement touristique et très exposée aux pollutions automobile et marine, sans parler des menaces liées aux incendies et à l’urbanisation – d’être le premier mis en place en France métropolitaine depuis 1979 (NDLR : Les trois derniers Parcs nationaux à avoir été créés sont tous ultra-marins), le premier péri-urbain du pays et le seul à la fois continental, marin et péri-urbain d’Europe. Étalé sur les départements des Bouches-du-Rhône et du Var, il recensera soixante-seize espèces animales protégées (dont quarante pour les oiseaux) et plus de neuf cents espèces florales, « dont soixante-quatre protégées et cinquante reconnues remarquables », souligne le portail français de l’Année internationale de la biodiversité.
« On ne lâchera pas sur le calendrier »
« Face aux menaces grandissantes, les acteurs locaux ont pris conscience depuis de nombreuses années de la nécessité d’assurer une meilleure protection et surtout de débloquer des moyens supplémentaires », décrypte pour sa part le Groupement d’Intérêt Public (GIP) des Calanques (lequel avait tablé en juin dernier sur une ouverture du Parc peu avant l’été 2011) sur son site Internet. La beauté unique des paysages, la forte identité culturelle de la région, la quiétude originelle des lieux et bien sûr la richesse de la biodiversité locale – « 11 % des plantes vasculaires du territoire s’y retrouve (tous les végétaux sauf les mousses, les lichens et les algues) », rapporte le GIP – ont motivé la naissance de cette antre « verte » qui a vocation à « préserver l’attractivité des milieux naturels, en les protégeant au mieux des atteintes que leur fait subir cette attractivité ».
En gestation depuis 1999, le Parc national des Calanques s’étendra sur onze mille deux cents hectares terrestres et quarante-huit mille hectares marins et n’est donc plus maintenant qu’une question de semaines. « On ne lâchera pas sur le calendrier », a prévenu Mme Jouanno, corroborant ainsi les assertions de son supérieur hiérarchique et qui a elle aussi fait le déplacement dans le Var.
La secrétaire d’État à l’Écologie en a profité pour revenir sur le dossier de la création d’une grande Agence de la nature, déjà abordée en début d’année et qui regrouperait notamment le Conservatoire du littoral, l’Agence des aires marines protégées (créée en 2006) et les Parcs nationaux français, soit tous les grands établissements dédiés à la gestion et à la préservation des espèces naturelles.
La mise en place de cinq nouveaux parcs marins, elle, est actuellement à l’étude. Histoire de sécuriser d’autres écosystèmes qui en ont eux aussi le plus grand besoin.

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