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Focus sur le Costa Rica, République de l’écologie

Focus sur le Costa Rica, République de l'écologie
Pays où la préservation des espèces fait l'objet d'une attention toute particulière, le Costa Rica a aussi vu la superficie de ses forêts croître sensiblement depuis le milieu des années 1980

En toute discrétion, les autorités costariciennes ont instauré une politique environnementale extraordinairement poussée.

Evidemment, là-bas comme ailleurs, tout n’est pas parfait. Destination touristique très en vogue (NDLR : deux millions de touristes par an), le Costa Rica est aujourd’hui en pleine expansion. Les villes se développent, les aménagements et réaménagements se multiplient, malheureusement les pouvoirs publics ne parviennent pas toujours à maîtriser ces dommages collatéraux trop bien connus que sont l’érosion et les menaces sur la préservation des espèces.

Oscar Arias Sanchez, un président hors norme

Tout n’est pas parfait donc mais il n’y a pas d’eldorado, il n’y a « que » des États qui aspirent à se rapprocher de l’exemplarité écologique. Petit pays d’Amérique latine dix fois moins vaste que la France, le Costa Rica est de ceux-ci, lui qui comme  l’a écrit notre consoeur du Monde Laurence Caramel mi-janvier « a décidé de lier son développement à la protection de la nature ». Un crédo qui sort des sentiers battus, tout comme, il y a deux décennies, le renoncement du pays à avoir une armée, résolution déraisonnable pour certains, formidable de pragmatisme pour d’autres.

Président entre 1986 et 1990, réélu il y a quatre ans, Oscar Arias Sanchez (NDLR : également avocat, économiste, philosophe, politologue et accessoirement prix Nobel de la Paix en 1987) ne sera pas candidat à sa propre sucession cette année. Il s’est toutefois distingué l’an passé en refusant d’ouvrir son pays à l’exploitation pétrolière, laquelle aurait pourtant pu booster son économie. « La préservation du capital naturel au travers des services que nous rendent les écosystèmes est la base de notre vision du développement », a avancé Jesus Ugalde, directeur de l’Institut national de la biodiversité (INBio), pour justifier cette décision tout à fait extraordinaire.

Reforestation

Mais ce n’est pas tout : les campagnes de reforestation menées à partir d’espèces natives comme le cèdre et le chêne rouvre ont permis aux étendues boisées de regagner du terrain. Elles couvrent actuellement plus de la moitié de la superficie du Costa Rica, contre à peine 21 % en 1986. Ainsi que le précise le quotidien, « un quart du pays a (aussi) été placé sous statut protégé ».

Un dispositif de rétribution des services environnementaux a par ailleurs été mis en place, ce bien avant que la communauté scientifique ne se concentre sur les avantages potentiels d’un tel système. Pour partie financé par une taxe prélevée sur la consommation de carburants fossiles, il offre aux propriétaires forestiers la possibilité de percevoir une allocation, à condition de gérer les domaines de manière écoresponsable. Ce mode de gestion contribue à la séquestration carbone, et préserve  la beauté originelle des paysages.

Même si nous sommes peu nombreux à le savoir, le Costa Rica a en tout état de cause plusieurs longueurs d’avance sur d’autres pays bien plus développés mais autrement moins « écolos ».

Il vise un bilan carbone neutre d’ici à 2021. Reconnaissons que c’est plutôt bien parti.

DR
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