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Nantes devrait avoir son nouvel aéroport

Nantes devrait avoir son nouvel aéroport
Le futur aéroport de Nantes, qui doit entrer en service à l'automne 2017, sera à la différence de son prédécesseur en mesure d'accueillir l'Airbus A 380

Malgré l’hostilité des agriculteurs et d’une proportion importante de la population locale, qui dénoncent de concert l’expropriation de terres réservées aux animaux et destinées prioritairement à l’alimentation, l’État n’en démord pas : il tient à la construction d’une nouvelle plate-forme à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Celle-ci remplacera l’actuelle, située à dix kilomètres au sud-ouest de la capitale des ducs de Bretagne et menacée de saturation en plus d’être davantage exposée aux survols à basse altitude, et accueillera l’Airbus A 380.

Le soulèvement populaire du mois dernier n’a donc pas fait plier les autorités et la feuille de route initiale demeure inchangée, c’est-à-dire que la phase d’études débute cette année, que les premiers coups de pioche devront être donnés en 2014 et que sauf imprévu(s) le futur aéroport interrégional sera en service à compter d’octobre 2017.

Seul un éventuel changement de majorité pourrait remettre en cause ce projet, en vérité évoqué pour la première fois en… 1965, à une époque où l’administration gaulliste réfléchissait à une nouvelle « vitrine » pour le Concorde.

Preuve que les choses suivent leur cours envers et contre toutes les oppositions, le ministère de l’Écologie a signé jeudi un contrat de concession avec Aéroport du Grand Ouest, entité ad hoc qui associe le groupe Vinci, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Nantes (Loire-Atlantique) et la société Entreprises de travaux publics de l’Ouest.

De fait la phase opérationnelle est désormais lancée et Aéroport du Grand Ouest a officiellement depuis samedi les pleins pouvoirs pour construire le nouvel aéroport et entretemps exploiter son prédécesseur Nantes-Atlantique ainsi que la plate-forme de Saint-Nazaire Montoir (Loire-Atlantique). Le concessionnaire, qui investira « trois cent quinze millions d’euros sous forme de fonds propres et d’emprunts » *, devra se conformer « à un cahier des charges particulièrement exigeant en termes d’insertion environnementale, de limitation des nuisances et de performances énergétiques », a précisé l’Hôtel de Roquelaure sur son site Internet.

« Une attention particulière est portée par les pouvoirs publics à la desserte, notamment en transport collectif » a aussi laconiquement indiqué le ministère, pour qui le transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes « s’insère au mieux dans le bocage environnant en limitant au maximum les surfaces artificialisées ».

À démontrer sur le terrain…

* L’État et les collectivités locales partenaires [Nantes Métropole, le Département de la Loire-Atlantique, les Régions Bretagne et Pays de la Loire, la CARENE (Communauté d'Agglomération de la Région Nazairienne et de l'Estuaire) et la Communauté d'Agglomération de Cap Atlantique) ], eux, débloqueront cent trente et un millions d’euros
Crédit photo : John S. Turner
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  • daniel d

    “Le soulèvement populaire”, comme vous y allez…

    Rien de nouveau sous le soleil français : Personne ne veut d’aéroport près de chez lui, ni d’antenne-relais téléphone, ni de centrale nucléaire, ni de déchetterie !