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Marée noire : Les critiques pleuvent sur BP

Marée noire : Les critiques pleuvent sur BP
Locataire de la plate-forme Deep Water Horizon, BP a été accusé de négligence par des parlementaires américaines. La compagnie pétrolière est par ailleurs l'objet de trois enquêtes qui détermineront sa responsabilité dans la catastrophe

L’explosion de la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon le 22 avril dernier a provoqué une marée noire qui ne cesse de s’étendre. Vingt-et-un ans après l’échouage de l’Exxon Valdez, le spectre d’un raz-de-marée d’hydrocarbures sur les côtes américaines rejaillit. Locataire de la plate-forme, la multinationale britannique British Petroleum (BP) est dans l’oeil du cyclone.

C’est désormais une véritable « course contre la montre » pour les autorités américaines, dixit Gilbert Le Lann. Le directeur du CEDRE (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux) suit de près l’évolution de la situation et a précisé que, selon la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) et compte tenu de la force des vents qui soufflent en ce moment sur la région, « la nappe devrait arriver demain soir sur les côtes de la Louisiane ».

« Des barrages ont déjà été mis en place pour l’arrêter ». Ces six mille kilomètres de digues construites en catastrophe seront-ils suffisants ? C’est toute la question. La menace d’un déversement de quantités importantes de pétrole dans le delta du Mississippi, « dans des zones humides, marécageuses », par conséquent difficiles d’accès pour certaines et où vivent de nombreuses espèces d’oiseaux (notamment aquatiques), est en tout cas bien réelle. Il aurait des conséquences terribles sur la biodiversité et sur l’économie, en particulier sur le commerce des crabes, des huîtres et des crevettes.

Des enquêtes en cascade

Locataire de la plate-forme (NDLR : qui contenait deux millions sept cent mille litres de pétrole et en extrayait près d’un million trois cent mille par jour avant l’explosion), British Petroleum (BP) a déployé des moyens considérables pour réduire la pollution au maximum. Déjà écornée par « l’affaire » de l’exploitation des sables bitumineux de la province canadienne d’Alberta, l’image de la multinationale britannique pâtira gravement de cet accident. C’est une certitude, ce même si les dégâts sur la vie sauvage devaient être in fine moins considérables que ce que redoutent la plupart des experts.

Dans un courrier de protestation adressé à ses dirigeants ainsi qu’aux responsables de Transocean Ltd (compagnie suisse propriétaire de la plate-forme), des parlementaires américains ont d’ores et déjà dénoncé « l’apparente absence d’un plan adéquat pour limiter l’extension des dégâts sur l’environnement ».

Surtout, BP fait l’objet de deux enquêtes ordonnées pour l’une par les départements de l’Intérieur et de la Sécurité nationale et pour l’autre par une sous-commission de la commission de l’Énergie et du Commerce de la Chambre des représentants.

Elle est aussi dans le collimateur du Mineral Management Service (MMS), l’administration chargée de délivrer les permis de forer, qui a également ouvert une enquête. Le MMS avait par ailleurs réclamé un renforcement des règles de sécurité auquel la compagnie avait opposé une fin de non-recevoir en septembre dernier. Ce refus pourrait lui être très préjudiciable si les enquêteurs venaient à pointer sa responsabilité dans l’explosion de Deep Water Horizon.

Crédit photo : United States Coast Guards
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