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Marée noire en Nouvelle-Zélande : les opérations de pompage suspendues

Marée noire en Nouvelle-Zélande : les opérations de pompage suspendues
Alors que la coque du porte-containers Rena menace sérieusement de se briser, les dégâts dans la baie du Plenty et sur certaines plages de la côte Est de la Nouvelle-Zélande sont déjà considérables

La population néo-zélandaise a deux bonnes raisons d’être anxieuse. Sportive, la première concerne évidemment « sa » Coupe du Monde de Rugby, dont la finale opposera les All Blacks – certes grandissimes favoris mais pas pour autant à l’abri d’une déconvenue à domicile - au XV de France, une équipe de « dindons » aux yeux de nos confrères du Dominion Post, une clique d’« incompétents » et qui n’a « aucun espoir » de l’emporter dimanche selon le Sydney Morning Herald. Écologique, la seconde a évidemment trait au porte-containers battant pavillon libérien Rena, qui dans des circonstances pour l’heure inexpliquées a heurté le 5 octobre dernier le récif des Astrolabes (pourtant dûment répertorié sur la quasi-totalité des cartes), au coeur de la baie de Plenty, et dont le capitaine philippin a été inculpé la semaine passée. À mesure que les jours passent augmente la crainte d’une marée noire sans précédent dans l’histoire du pays, la coque du navire – lequel penche désormais très dangereusement -, fendue à plusieurs endroits, donnant de graves signes de faiblesse.

Alors que trois cent-cinquante tonnes de fioul se sont déjà répandues dans l’océan, que plus de mille deux cent-cinquante oiseaux auraient déjà trépassé et que de nombreuses boulettes d’hydrocarbures, certaines de la taille d’une paume de main, sont venues souiller des plages de la côte Est de la Nouvelle-Zélande, le pompage des cuves a néanmoins pu débuter. Des conditions météorologiques défavorables, à savoir des vagues de quatre à cinq mètres de hauteur et un vent soufflant à soixante-cinq kilomètres par heure, sont malheureusement venues une nouvelle fois interrompre les opérations, accréditant la thèse d’un déversement de l’ensemble de la cargaison du Rena, soit un peu moins de mille sept cents tonnes de pétrole et une vingtaine de containers abritant des matériaux toxiques.

Quatre-vingt-dix tonnes de combustible environ avaient jusque là pu être pompées par l’Awanuia, un tanker de quatre-vingt mètres de long dépêché sur place. Si le bateau ne se brise pas, il faudra plusieurs jours pour vider ses cuves à raison de vingt tonnes de fioul par heure, a indiqué le Service maritime de Nouvelle-Zélande (MNZ), qui par la voix d’Andrew Berry, l’un de ses responsables, a évoqué « un lent et long processus ». Sachant qu’une rupture de la coque du Rena le rendrait obsolète…

Crédits photos : Getty Images / flickr - Rick
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  • daniel d

    Je leur souhaite de s’en sortir au mieux sur le plan de la catastrophe écologique qui menace.
    Je leur souhaite une catastrophe sur le plan rugbystique, c’est à dire une nouvelle défaite face aux Français…