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Manger bien et bio

Manger bien et bio
Manger des fruits et légumes de saison, une manière de préserver nos sols et l’atmosphère.

Apprendre à bien se nourrir, c’est aussi se sensibiliser à la préservation de l’environnement. Parce que certaines de nos habitudes alimentaires peuvent contribuer à la déforestation, au changement climatique, ou à la pollution des sols et des eaux, il convient d’apprendre à sélectionner les meilleurs produits, pour notre santé et celle de l’environnement.

Les modes de production en question

A l’inverse de certaines de nos actions dont l’impact sur le réchauffement climatique ou la pollution de nos sols est avéré, se nourrir est essentiel. Si l’on peut sans doute se passer de son baladeur MP3 ou de sa grosse berline, se nourrir demeure vital. Toutefois, certains chiffres sont alarmants : l’agriculture serait responsable de 19 à 24 % des gaz à effets de serre rejetés dans l’atmosphère, et la filière agro-alimentaire représenterait presque un tiers des émissions de ces mêmes gaz dues aux activités humaines.

L’agriculture intensive utilise en effet bien trop souvent des intrants issus de la pétrochimie tels que les engrais ou les pesticides, qui polluent allègrement la terre et les nappes phréatiques. Chacun a pu constater cet été l’impact de l’agriculture intensive sur les côtes bretonnes avec ces tonnes d’algues vertes avérées toxiques retrouvées sur les plages. Sur place, ou dans les journaux. Le débat sur le sujet étant actuellement à son paroxysme.

La production de viande, surtout bovine, pose quant à elle la question de la préservation de la biodiversité et de l’intensification de la production : sur les 10 000 races recensées, uniquement 3 % d’entre elles sont utilisées pour nous nourrir.  La conséquence de cette intensification est aussi l’utilisation d’agro-carburants pour fournir en grand nombre des céréales pour engraisser le bétail, ce qui entraîne encore davantage d’émissions de carbone et de pollution des sols.

Manger responsable

Des gestes simples existent, pour que chacun, à sa manière, puisse contribuer à la préservation de notre air et de nos terres. A cet égard, le dernier livre d’Alain Juppé est une belle incitation à la responsabilisation du consommateur : Je ne mangerai plus de cerises en hiver. Consommer des produits de saison et issus de l’agriculture locale a plusieurs vertus, notamment de développer les cultures de nos régions qui traversent une crise financière assez conséquente. De surcroît, cela empêche bon nombre d’émissions de carbone, et sont évités les excès de transport ou d’emballages (sacs plastiques, films plastiques, boîtes, etc.). Et si vous avez la main verte, rien de tel que créer son propre potager, vous serez sûr de ce qu’il y a dans votre assiette !

Certaines initiatives voient peu à peu le jour. Face au manque flagrant d’information (une majorité de personnes se déclare prête à « bien manger », mais se heurte au manque de renseignements), l’association Défi pour la Terre, pour ne citer qu’elle, propose des idées intéressantes. Par exemple épingler dans sa cuisine le calendrier des fruits et légumes de saison, le consulter avant de faire ses courses ou d’aller faire son marché, ce qui permet d’orienter ses courses dans le bon sens, pour la planète et pour sa santé. D’autres projets sont plus élaborés, comme la livraison de fruits et légumes au bureau. Ou alors, comme le propose le site Dinetto, la livraison, à domicile ou au bureau, d’un cabas de fruits et légumes de saison pour la semaine avec les recettes qui vont bien.

S’informer est aujourd’hui le premier obstacle à la consommation responsable, d’où l’utilité de ces campagnes d’information et de sensibilisation, et des initiatives qui permettent aux particuliers de se nourrir sainement.

Les incertitudes autour du bio

Demeure un obstacle, et pas des moindres, le prix. L’exemple de Dinetto est révélateur à cet égard. L’idée est excellente, mais un cabas coûte 105 €. Faire ses courses en pensant à la planète est certes primordial, mais encore faut-il en avoir les moyens. De surcroît, certains spécialistes déclarent que  manger bio est bon pour l’environnement, mais qu’il n’y a pas encore de résultats probants sur la santé des consommateurs. Si les prix demeurent élevés en France, on peut légitimement penser que c’est parce que seulement 10 % des surfaces agricoles sont exploitées pour ce type de culture. Leur développement ne pourra que les rendre plus abordables.

Ainsi, la meilleure solution pour les consommateurs qui ne sont pas en mesure de mettre le prix, reste de consommer des produits de saison et locaux (ce qui permettra d’éviter par exemple dans un premier temps de faire venir des fraises d’Espagne ou des oranges de Floride et d’économiser ainsi sur les emballages et le transport), de limiter et de diversifier sa consommation de viande comme de poisson, ou pour les plus courageux / chanceux qui ont un petit lopin de terre dans leur jardin, reste toujours la binette et l’arrosoir…

Crédit photo : flickr - DeusXFlorida
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